Azarius

Couverture d’ouvrage : Azarius
Éditions :PDF (Français): 7,00 €
Pages : 112
Extrait :

                                                                          AZARIUS

1ERE PARTIE :

LES COLLEGUES DE BANLIEUE, LES BARRES D’IMMEUBLE, LA DROGUE, L’AMOUR OU LE NEANT, LA FOI

I

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Nous avions des discussions immenses avec mon ami d'enfance ALI, lui, toujours un joint pour me faire rebasculer dans la folie, moi, toujours un mot de remerciement pour le rendre fou de rage, avec ces phrases qui sortaient de ma bouche comme des lames de feu. Mais ALI ne supportait plus notre bled, alors il est parti s'installer à LA ROCHELLE ! Combien de joints avons-nous fumés ensemble ? O mon ami ALI, avec qui j'aimais fumer et parler, avant qu'il ne s'installe à LA ROCHE, ELLE ! Après avoir passé six mois chez moi, dans le cadre d'une collocation qui fut toujours pacifique et agréable, ALI, comme beaucoup de mes collègues de banlieue s'est révélé être un contemplatif qui ne demande rien à personne et ne réclame à autrui que d'exercer son droit à la rêverie et à l’amitié, aussi bien qu'à la solitude, pour ne pas dire au recueillement.

CHICHI, lui, on l'appelle comme-ça, parce que quand il est question de chichon : CHICHI, il aime. Il y a aussi que CHICHI fait du chichi en matière de chichon, toujours prêt qu'il est à explorer les milieux interlopes, à la recherche d'un produit de la meilleure qualité possible et surtout au meilleur prix. CHICHI a dans la tête une cartographie de la capitale et des mœurs qui y règnent, de première main. Il sait que gare du NORD des gitans recrutent de jeunes désœuvrés, leur fournissent des appartements en ayant eu soins de les délester de leurs papiers en manière de gage, tandis qu'ils leur demandent de participer à des entreprises illicites. CHICHI me dit aussi que dans le 93 à SEVRAN BEAUDOTTE existe une cité où : 20 euros peuvent donner droit à 12 grammes pesés de hachich, ouah ! J’en suis éberlué : business idéal pour les dealers qui peuvent s'y approvisionner dans le but de revendre au détail, faire un coup, ou un commerce régulier, c'est aussi du pain bénit pour n'importe quel toxicomane comme moi.

ALI, lui, n'est pas CHICHI. Bien plus docte et pieux, il ne vit de rien, mais ne serait pas capable de voler la bourse d'un autre pour se nourrir. CHICHI n'a pas les mêmes considérations éthiques. Il lui est déjà arrivé de racketter des lopettes et même de faire de la prison pour ça. Les flics lui ont cassé les dents de devant à force de le frapper : il n'en a cure. Il sait qu'il est un beau gosse. ALI est beau, lui, parce qu'il en impose par sa piété et sa gentillesse. CHICHI chie sur tout ce qui ne vient pas de lui, je veux dire de ce qu'il croit être son for intérieur. Il ne croit pas à l'enseignement des blancs. Je me dois d'être son exception seulement parce que je suis un jeune comme lui.

Mais CHICHI comme ALI croit vertement à l'existence des Djinns, ces démons évoluant dans une dimension parallèle, soumis aux mêmes aléas que les hommes. Du reste les hommes, je veux dire les êtres humains, ne sont plus de purs êtres humains : les deux populations se sont mélangées au point de se confondre. Grande nouvelle pour moi : il n'y a pas que des êtres humains ! Et d'après d'autres collègues de banlieue, l'entente entre un Djinn et un être humain peut être à ce point subtile que pour certain elle est désirable. Pour les autres, les Djinns s'infiltrant dans les rêves et manipulant le mental de leur victime, cette présence est préjudiciable.

Que dire de mes déboulonnés de la casquette encore, qui n'a pas été dit relativement à leur rapport étroitement tordu à la loi, qui n'a pas été largement évoqué ? Peut-être cette précision essentielle concernant leur libre arbitre. Pour eux je suis un blanc qui sent des pieds, et un ami de beuverie incomparable, du moins c'est ce que me laisse entendre leurs invitations répétées. Et surtout je suis curieux de tous leurs tics, leurs habitudes, leurs mœurs. Mais je pense et j'espère ne pas donner l'impression de les juger, pas plus que je ne me sentirais capable de juger la plus part des gens. Je crois que c'est cela que mes amis apprécient.

Vais-je relater les grandes fêtes que nous avons eues dans mon appartement familial largement ravagé par les soins de leur bonne conscience de fêtard, tel que je le décris dans mon livre "le Crépuscule de la Littérature et le Delirium Tremens" ? Non, ou plutôt oui, juste pour faire une prétérition.

ADBER me dit combien au sein de la religion musulman, quand celle-ci n'est pas fantasmée, mes collègues de banlieue trouvent un terrain où déployer ferveur et littéralement ils se plient en quatre pour être sinon bon, du moins pas mécréant. Je lui rétorque que pour l'être égaré si la religion est un pis allé c'est que les institutions religieuses profitent du repenti pour nourrir des visée idéologiques contestables. Il n'acquiesce pas mais me dit qu'il est vrai que le converti ressemble souvent plus à un lobotomisé qu'autre chose.

ABDER me dit : quand on ne respecte pas une chose on la perd. On ne respecte pas la nature et c'est elle qui nous perd dans sa furie. On ne respecte pas des valeurs communes et c'est toute la société qui trinque. Il n'y a pas de conscience de l'objet sans respect de celui-ci. En fumant des joints dans sa cuisine, la fenêtre ouverte sur les barres d'immeuble, sono Maghreb à fond, nous apprenons à nous jauger. ABDER, ancien bourgeois travaille maintenant dans une grande surface, depuis qu'il a quitté sa région natale. Il considère qu'à son âge il n'a pas réussi. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il se drogue et recherche mon amitié, y compris l'amitié d'un blanc ? Un peu de sang neuf parmi tout ce qu'il entend ? Ou juste le plaisir des junkies à être ensemble ? Oui, même s'il n'aime pas que je parle de nous comme des junkies, c'est plutôt de cela qu'il s'agit... A moins que nous nous soyons rencontrés, je veux dire vraiment rencontré: que nos âmes se soient trouvées ?

En France, en plus de n'être plus entre être humain, rapport aux Djinns, le shit a brassé toutes les catégories sociales dans le même brulot, d'où il ne sort rien, que des sentiments de révoltes qui partent en fumée à mesure que l'élixir se consume dans le joint. Même lorsque la banlieue bouge, les zones de deal, parce que ce n'est pas propice au commerce, restent inertes, comme amorphes, trop occupées à businesser pour faire autre chose que compatir à la douleur, à la rage des compatriotes. Quand elles se révoltent, pour l'instant, c'est seulement parce que les dealers ne peuvent plus travailler.

Parmi les collègues de banlieue sinon, pas un seul qui ne soit prêt à parler révolution sans s'exciter, mais pas un seul qui soit prêt à se lever pour autre chose que des biftons. L'argent a mangé nos cervelles. IL est interdit par la loi divine de faire du bénéfice sur le taux de THC en démultipliant cette substance active du cannabis artificiellement, comme je me plais à le répéter à ABDER, il est d'accord, ça ne rentre pas. Tous veulent leur part du gâteau et pas d'un gâteau uniquement pour les blancs. La maitrise du deal est une sorte de revanche.

Mais j'allais parler de libre arbitre. Tous et sans exceptions mes collègues de banlieue affichent un libre arbitre dont on peut prendre la mesure dans leurs choix. Le deal, les études ou le travail. Pour le deal, rare sont ceux qui ont fait des études longues. Pour les études, rares sont ceux qui ne les suivent pas pour fuir le deal. Pour le travail, rare sont ceux qui ne sont pas déçus, ou n'en sont pas dégoûtés (je pense aux plus jeunes). Mais reste ce libre arbitre qui leur semble défier toutes lois sociologiques et jalonne toute leur vie. Un libre arbitre dont la première vertu, je crois, et de les mener sur le chemin de la rencontre. Tandis même qu'aucune rencontre n'est fortuite... .

II

Belle âme qui regardes-tu : la flamme ou le porteur ?

Belle âme comment aimes-tu : à en saigner ou à enseigner ?

Belle âme qu'y a-t-il dans ton regard lointain : un terrain de vague ou un trampoline pour ta pensée ?

Belle âme comment te détaches-tu du corps : à l'heure venue ou par intermittence ?

Belle âme que caches-tu : la raison ou la conscience ?

Belle âme que manges-tu : la faune ou la flore ?

Belle âme, m'aimes-tu assez pour que je te copie ?

Des yeux gris chamarrés d'ennuis des yeux aigris chamaillés avec la vie. Des vieux aigris se chamaillant des dents pourries et sans répit , une tranche de jambon hachée et ces sales pattes qui ne veulent plus avancer : O jeunesse tu n'a d'éternité que dans les yeux de mes photos jaunies

Encore cinq gouttes d'eau encore cinq gouttes d'eau

Et la terre sera engloutie

Encore une bouffée et j'aurai la tête tranchée

Encore un râle et on montrera mon cou sanglant à la nuée

Encore ce con qui exige de moi la morale

Encore ce châle que je respire pour penser à toi

Encore cinq gouttes d'eau et cinq gouttes d'eau

Et rien de la Terre engloutie ne me survivra

Un type qui ne vaut pas un rond : Un coup sur la mâchoire et elle casse, mes doigts sont en sang mais son nez est déjà tordu. Uppercut pour le faire chuter de tout son long et après je le dépècerai à coup de cutter. Quel mauvais combattant, quelle lopette, deux fois ma taille, un ventre comme je n'aurai jamais, et merde ! Rien dans son portefeuille ! Mais bouge-toi gros lard ! Bouge ! O putain, il ne réagit plus.

Déterrer, apporter du sable, beaucoup de sable, faire du ciment, emmerder tout le voisinage pendant des mois, et pof, sans que personne ait rien remarqué le bâtiment se tient insolent sous vos fenêtres. Triste non ?

Enlève ta culotte, allez, dessapes-toi et montre moi ta chatte, oui ton minois si tu préfères, mais fait vite, je n'ai pas le temps de discuter. Alors agis, certes, mais délicatement. Oui, OUI je te regarde et je t'aime toujours.

Fumer une clope par jour pour toujours et à jamais. Mon cul ouais ! J'en tiens une j'en tiens deux. Je n'ai plus d'argent, j'en taxe. Je ne peux plus en taxer. Je ramasse les mégots dans la rue. Je ne peux plus ramasser les mégots : alors là oui : je suis mort.

Rissoler les haricots, peler les tomates et ajouter le sel, la bave, la morve, des étrons et ne me faite plus chier avec vos estomacs délicats !

Le type n'a pas fait l'amour avec sa femme depuis 21 ans. Il la décapite alors qu'elle est encore vierge. Dans ce cas là on eut mieux fait de conseiller le viol. Mais là. De la à lui couper la tête au sabre. Moi je dis c'est un peu précoce. C'est beaucoup plus tard qu'on peut se le permettre. Pas quand elle n'a jamais voulu, quand elles ne veulent plus du tout... Je plaisante une femme est aussi sacrément chiante.

Quel avenir pour quelle jeunesse ? La mienne se fane, mais ne finit jamais mon avenir. Dieu merci.

La musique pue par moment : il suffit de se boucher le nez et d'espérer de nouvelles vagues plus odoriférantes.

En ce moment rien ne me plait, ni moi même, ni mon chien, ni mon vin blanc, ni mon clope : je n'ai plus qu'à changer de femme.

Pourtant je l'aime tellement, toutes ses habitudes qui me font la vie si rude me sont si familières que je respire son oxygène et qu'il n'y en a pas de meilleur à mes yeux !

Moi, je ne peux pas vivre sans amour des livres. Je n'en lis plus, mais ça ne fait rien, cet amour est éternel. OVIDE comme tes métamorphoses sont géniales. J'aimerais me métamorphoser en shit et loger dans le cerveau d'un oiseau. Pas une perdrix. Un oiseau qui vole haut et plane autant que je peux le faire lorsque je fume. Non, non, j'aimerais pouvoir ressentir le cœur de millier d'oiseaux.

En quoi peut-on se métamorphoser : pour les amants : en dauphin et en oiseau ; pour les fougueux : en cheval. Pour les plus tendres, en fleur. Et pour ceux qui n'y croient pas : en vers et en mouches.

Sinon, l'homme social n'en finit jamais de se métamorphoser. En chien quand il a peur. En aigle quand il a le dessus. En charognard quand il se rend dans une administration. En porc quand il fait la fête. En gredin quand il offre une fleur volée. Et en rien du tout, lorsqu'il est out socialement, lorsque seul la mendicité auprès de ses proches lui fait ravaler ses métamorphoses comme un gosse morveux. Le jeu entre hommes sociaux étant de toujours faire croire que l'homme social peut se refaire sur le dos d'un autre. Pas de lien social sans acte de prédation !

Pourquoi aimer alors ? Juste parce qu'elle est très belle finalement !

Elle a mangé tout mon argent et si j'en étais mort, elle m'aurait arraché mes dents en or. Sacré bonne femme ! Elle en impose avec ses tenues toujours soignées, son maquillage à coup de harpon, ses chaussures sans nombre, et son bagout avec les commerçants. En somme rien ne m'appartient, elle vit pour me survivre. Et moi je n'ai que mon vin, mon tiercé, mes affaires vieillissantes et moins fructueuses, et elle. Comme elle était belle la première fois que je ne l'ai vu qu’avec mon cœur.

Je t'aime, prends soin de nos enfants, soit un homme courageux et le père que je t'ai toujours vu être. Je n'emporte rien, je suis amère, vexée, désolée, perdue, furieuse, mais ce n'est rien. Tu es là, nos enfants sont là, même si je pleure de devoir vous quitter si tôt. Sans avoir rien vécu, mais tu n'es pas rien. Tu es mon bien, mon amour, ma carte du paradis. Tout mon espoir. Tout mon bonheur ! Toute ma joie ! Alors je dois te délivrer de moi, de notre amour pour que tu soignes mon absence auprès d'une autre femme. La mort approchante délie les langues. Elle ne défait pas les cœurs, mon amour. Adieu. Ta femme qui t'aime.

O mon Dieu, priez pour moi, couvrez moi de bien et je dirais partout que vous n'êtes pas un con.

Par Belzébuth, cet enfant est prédisposé : il tue les mouches, les cafards, les mulots, les oiseaux, j'en ferais bien un président.

J'aime tes seins, moins tes fesses, moins tes jambes, moins tes pieds, mais tout cela réuni convient parfaitement à mon bonheur.

Je suis fou de vous croire fou. Vous êtes un escroc et moi un repenti. Alors ne me la faites pas. Devenez mon meurtrier ou cessez de croire que je suis dupe. Vous n'aurez jamais mon argent, jamais ma maison. J'ai peut-être un pied dans la tombe mais je vois encore clair. En mettant la main sur ma fille vous croyez gagner. Mais je la connais elle vous aura désossé avant que vous ne vous proposiez de me désosser. -restes avec tes illusions vieux grigou ! Je parle pour elle et elle n'ignore rien de mes manigances. Vous terminerez seul et sénile dans un asile, voilà tout, n'en parlons plus. Le chapitre est clos. Voici le rapport du médecin.

Il y a une chose belle chez toi. Laquelle ? Quand je m'en souviendrai je reviendrais peut-être sur ma décision de divorcer.

Il y a une chose belle chez toi. Laquelle ? La gentillesse de ton cœur.

Qu'aimes-tu dans la vie : la musique, les filles, les fringues, les vacances, la liberté de ne rien foutre, très bien : vas exercer tes talents ailleurs !

Mince alors, le voisin du cinquième est plein aux as. - Jettes toi par la fenêtre tu habites au rez-de-chaussée.

Dans l'ascenseur profond et large les gens sont aussi polis que silencieux ou prêts à badiner. Je préfère quand ils sont silencieux.

Les couloirs sont encombrés de cadis, de bric-à-brac, il y a de la pisse dans l'escalier, pas un joint à saigner et pourtant des tonnes de produits miraculeux pour les neurones dans ces barres d'immeubles : le monde est mal fait, non ?

En m'apprêtant à traverser j'ai dit bonjour à la voisine, son mari m'a dit bonjour, le chien a remué la queue. Le feu est passé au vert et j'ai quand même traversé obligeant tous les automobilistes à se stopper dans leur élan. Seule une Audi m'est passe devant. Quelle aventure !

Elle est si belle pourtant. Bien que flétrie, les cheveux sals, mal colorés et bientôt tout blanc. Bien que courbée sur sa canne. Bien que dure dans ses propos lucides. Elle est si belle. Pourquoi est-elle seule ?

Aujourd'hui je me refais. Pour une barrette vendue je gagne trois fois la mise en faisant deux arnaques. Et pas de chichi. J'encule tout le monde moi. Je connais personne et personne ne me connais, alors bouge !

Trois fois rien ma chérie. Trois fois rien. Pas de viande, pas de légumes, pas de fromage. Il n'y a que des gâteaux apéritifs. On va se faire un plateau télé et on mangera tous les gâteaux, tu veux ? Et pendant on regardera un très beau film. Viens embrasse moi vite ma chérie. Non, maman ne pleure pas.

Hier un homme s'est défenestré. Non : pas hier, il y a des années mais la tache sur le ciment n'est jamais partie. N'est-ce pas étrange ?

Mille bougies pour vous mamie ! - Comme vous y allez ! - Alors une seule et n'en parlons plus !

Cadavre découvert devant les anciennes usines. Assassinat. La victime a 25 ans. Personne n'en parle. Tout le monde se tait.

Le jeune me dévisage avant de m'envisager comme son client. Il me sort de la merde. Je lui dis merde. Il se fâche, puis lâche l'affaire. La prochaine fois pour une crotte de pigeon je suis capable de dire oui. Ainsi vont les affaires des junkies.

Le dimanche suivant, je parle à DIA un alcoolique de 20 ans, poète, et chanteur à ses heures. Il traque les proxénètes. Mais il n'y a que des dealers ici DIA ! Regarde moi je traque les agents double et j'en fais des agents triples. Tout est ok DIA !

Nous trinquons, lui avec ses gants pour ne pas salir ses verres en plastiques moi avec mon verre d'herbe de Provence.

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127 commentaires sur “Azarius
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