Monsieur le Président de la république, François Hollande;

Monsieur le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius;

Alors que demain 2 juin se rĂ©unira Ă  Paris la coalition des 22 États participant Ă  la prĂ©tendue guerre contre l’état Islamique, allez-vous enfin dire la vĂ©ritĂ© sur le double-jeu des Etats-Unis Ă  l’Ă©gard du mouvement djihadiste international , dont il ne fait plus de doute qu’il aura Ă©tĂ© créé et favorisĂ© par la première puissance mondiale, avec l’aide de la Turquie et de l’Arabie Saoudite notamment, dans le plus total dĂ©ni, le plus grand secret et sous couvert d’une dĂ©sinformation des populations occidentale ?

Le Judicial Watch a en effet publiĂ© en mai dernier d’important documents dĂ©classifiĂ©s provenant de la Defense Intelligence Agency , datant de 2012, dans lesquels on peut lire que les Etats-Unis Ă©taient clairement prĂŞt Ă  favoriser le « Califat Salafiste » ayant Ă©mergĂ© en Irak le 29 juin 2014, pour le faire s’Ă©tendre jusqu’Ă  la Syrie, oĂą l’implantation d’un « Etat Islamique » Ă©tait souhaitĂ© Ă  l’est , dans une visĂ©e double : Ă©touffer l’armĂ©e de Bachar el Hassad et, en coupant la « route de la soie » qui reliait l’Iran Ă  la MĂ©diterrannĂ©e, contrecarrer du mĂŞme coup les visĂ©es stratĂ©giques de l’Iran dans l’Isthme Syrien. Ce avec le soutient de Erdogan qui rĂ©cemment a menacĂ© de reprĂ©sailles lourdes le journal turques ayant suggĂ©rĂ© qu’Ankara , dans le secret absolu, ravitaillait en armes l’ « Etat Islamique » par convoi entier de camion soi disant humanitaires. Ce qu’avait dĂ©jĂ  dĂ©noncĂ© un mĂ©diat allemand , dont sur mon site j’avais relayĂ© les soupçons  maintenant confirmĂ©s. Alors qu’il y a lieu de penser que ce soutient est non seulement logistique , mais Ă©galement que les services secrets  Turques , depuis trois ans , favorisent le passage sur le sol turque, et via sa frontière , des candidats internationaux au djihad qu’ils font passer clandestinement en Syrie. Tandis que la nĂ©buleuse des organisations islamiste sunnites , Al Nosra en tĂŞte , aura Ă©tĂ© largement arrosĂ©e par les pĂ©tro-dollars des Monarchies du Golfe, selon une entente secrète tĂ©lĂ©guidĂ©e par les experts militaires amĂ©ricain , lesquels auront dessinĂ© ainsi les contours d’une nouvelle stratĂ©gie militaire peu coĂ»teuse. Celle-ci aura consistĂ© Ă  participer Ă  l’acheminement aĂ©rien de force combattantes djihadistes, au largage de ravitaillement en tous genres, alors que publiquement Barak Obama soutient qu’il mène une guerre contre ces mĂŞme factions militaires coalisĂ©es qu’il aura favorisĂ©, reprenant Ă  la lettre la tactique du « chaos  » et du remodelage gĂ©ographique  par la guerre, initiĂ© par les rĂ©publicains et Bush en particulier, mais lĂ  Ă  peu de frais comme il s’agit d’une guerre par procuration. Cette stratĂ©gie militaire oĂą l’idĂ©ologie et le fanatisme des uns Ă©vite l’implication armĂ©e directe des autres , et peut ĂŞtre transportĂ©e et appliquĂ©e Ă  n’importe laquelle des rĂ©gions du monde oĂą l’islamisme peut faire rage , Afrique en tĂŞte – devrait, justement ĂŞtre dĂ©battu Ă  mot couverts demain Ă  Paris… .

Alors Monsieur le PrĂ©sident, Monsieur le ministre des Affaires Etrangères , allez-vous publiquement dĂ©noncer les manigances de Washington qui n’auront fait que fragiliser les populations de l’Isthme Syrien et contribuer Ă  l’Ă©radication des chrĂ©tiens du Proche et du Moyen-Orient , en profitant notamment de la fureur naĂŻve des jeunes français que le djihad a tentĂ©, dont demain il s’agira de dĂ©cider du sort; puisque les nouveaux accords entre Hassan Rohani et washington, stipulent Ă  la demande express  de l’Iran que l' » Etat Islamique » soit Ă©radiquĂ© avant fin juin , comme prĂ©ambule Ă  tout accord rĂ©gional ?

La France , Monsieur le PrĂ©sident est-elle condamnĂ©e Ă  voir sa diplomatie raillĂ©e et dĂ©crĂ©dibilisĂ©e par une position absurde ? Vos services sont-ils si dĂ©faillants , car vous ne pouvez pas ne pas avoir Ă©tĂ© informĂ© de la tenue en janvier 2014 ,d ‘une sĂ©ance secrète  du SĂ©nat  amĂ©ricain dont l’objet ( le plan Wright) aura Ă©tĂ© de planifier en la ratifiant la futur crĂ©ation d’un « Kurdistan  » et  d’un « Sunnistan » dĂ©bordant sur les territoires de la Syrie et de l’Irak ? Les rapports Ă©galement de l’armĂ©e françaises n’ont pas manquĂ© de vous faire savoir que la coalition internationale ne faisait pas vraiment son travail, les frappes aĂ©rienne orchestrĂ©e par Bachar el Hassad sur le sol syrien Ă©tant jusqu’Ă  « dix fois » plus nombreuses contre l' »Etat Islamique », son aviation Ă©tant pourtant dix fois moins importante que celle de la coalition ?  Et pendant que l »Etat Islamique » avançait , jusqu’Ă  contrĂ´ler la frontière turco-syrienne, jusqu’Ă  de nouveau menacer le gouvernement de Bagdad,avec la chute de la stratĂ©gique capitale de la province sunnite d’Al-Anbar , le 15 mai, que ne disiez-vous mots ? Pourquoi ce silence coupable sur le double-jeu des Etats-Unis ? N’aurait-il pas fallut au contraire dĂ©noncer la situation, ce qui aurait dĂ©couragĂ© nombre de jeunes français de s’engager dans un conflit oĂą les combattants en plus d’avoir la cervelle lavĂ©e et manipulĂ©e, ignorent, en fin de compte, qu’ils se battent  pour leur ennemi jurĂ© ?

Les 22 membres de la coalition et les deux organisations internationales qui se rĂ©uniront demain, mesurent-ils bien les consĂ©quences de cette stratĂ©gie militaire dĂ©sastreuse ? Pour Bachar el Hassad il semble que son sort ait Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© conjointement durant le mois de mai par l' »entente » revenue entre les Etats-unis et Poutine, sur le sujet  : le prĂ©sident syrien devrait terminer son mandat et la composition de son gouvernement sera dĂ©battue ultĂ©rieurement; tandis que l’opposition syrienne sera conviĂ©e dès la semaine prochaine Ă  se rĂ©unir au Caire pour Ă©lire ses reprĂ©sentants ; quand une seconde formation sera rĂ©unie en Arabie Saoudite le mĂŞme mois, ou en juillet; ce avant une grande confĂ©rence de la paix organisĂ©e au Kazakhstan, oĂą devrait voir le jour sans doute une partition de la Syrie en deux Etats distincts, si d’ici lĂ  Bachar el Hassad n’a pas Ă©tĂ© renversĂ©. Tout parait soigneusement planifiĂ© , cependant qu’en sera-t-il de l »Etat Islamique » ? Les Etats-Unis l’enverront-ils vers un autre thĂ©atre d’opĂ©ration, tel la Lybie oĂą dĂ©jĂ  l' »Etat Islamique » vient recemment de faire chuter l’importante ville de Syrte ? Ou sera-ce bel et bien l’avènement d’un « Sunnistan » qu’on aurĂ©olera d’une nouvelle crĂ©dibilitĂ© mĂ©diatique , sur le sol syrien et irakien, après de nouvelles et veines exhortations de guerre rĂ©itĂ©rĂ©es contre l’ « Etat Islamique » , si le monstre militaire créé de toute pièce par l’Occident et les Monarchies du Golf se montrait moins instrumentalisable qu’il n’y parait, et plus vĂ©loce et furieux qu’on ne veut bien nous le faire croire ? Car les djihadistes internationaux auraient dĂ©jĂ  atteint le nombre de 25 000 combattants?

Monsieur le PrĂ©sident que comptez -vous faire ? Car les français doivent savoir aussi que depuis plusieurs mois , sous l’Ă©gide de l’OTAN, la France participe Ă  des opĂ©rations de coordination militaire aĂ©rienne, navale et terrestre , de plus en plus importantes en mobilisation d’effectifs ; opĂ©rations qui ont pour but d’anticiper un futur conflit entre l’OTAN et la Russie, que ne semble plus redouter les Etats-Unis et auquel l’AmĂ©rique se prĂ©pare vivement, comme s’il devait s’agir lĂ  du prochain volet de cette « guerre mondiale Ă  Ă©pisode », auquel nous devrions assister, une fois le volet Syrien clos ou Ă  demi-clos …

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères , alors que la France des banlieues semble se noyer dans le rêve islamiste, chaque jour un peu plus , quand aussi les militaires qui donneront leur vie pour la France ont le droit de savoir , quelles ressources diplomatiques , qui redonneraient voix à la France et modéreraient les décisions de guerre de tous bords , allez-vous déployer quand , en la matière, le secret ne peut plus, et ne doit plus tenir ?

PATRICK RAKOTOASITERA

http://patrick-rako.nuxit.net     ou http://patrick-rako.nuxit.net/couleur.htm

Face Ă  l’afflux des questions relatives au sujet : je me devais de tenter de donner mon point de vue sur le fonctionnement et la gestion que nĂ©cessite un blog , point de vue destinĂ© Ă  toutes personnes dĂ©sireuse de se lancer dans l’aventure du Web interactif .

Tout d’abord, et mĂŞme si je m’avance quelques peu, car je suis ce qui s’appelle : nul et incompĂ©tent en informatique ; je crois qu’il ne vous sera pas trop difficile de choisir la plateforme spĂ©cialisĂ©e qui vous permettra de crĂ©er votre blog. La mienne se nomme « WordPress » et  mĂŞme si je ne dispose pas de la dernière version de « wordpress » , je dois avouer que je suis assez satisfait  du bon fonctionnement de mon blog, lequel a pour particularitĂ© d’avoir Ă©tĂ© ajoutĂ© Ă  un site avec lequel il fait entièrement corps. Cette dernière particularitĂ© Ă©tant l’oeuvre de mon web master ; d’ailleurs : je conseille Ă  toutes personnes qui dĂ©sirerait crĂ©er un blog et un site abouti , si les finances suivent bien sĂ»r, ou comme moi si vous vous faites aidĂ© gracieusement : de trouver appui auprès d’ un web master professionnel ou d’un amateur d’informatique Ă©clairĂ©. Et un fois votre blog montĂ©, de vous familiariser avec votre interface , ou votre bureau , soit la partie du blog non accessible au public , oĂą vous aurez accès Ă  vos articles, vos brouillons, et oĂą vous  pourrez gĂ©rer le flux de vos commentaires.

Cette Ă©tape qui peut prendre un certain temps, une fois passĂ©e, vous serez confrontĂ©s Ă  l’Ă©pineux problème du choix de vos articles , de la manière dont vous contez les rĂ©diger , de leurs frĂ©quences, et vous pourrez ,alors, Ă  l’aide des sites de statistiques, avoir une idĂ©e, mĂŞme si elle est parfois vague ou datĂ©e, de l’affluence que gĂ©nère votre production littĂ©raire.

Le choix des articles est crucial , aussi rĂ©fĂ©rez vous en Ă  vos thèmes de prĂ©dilection. Si vous aimez le sport devenez le nouveau Blondin du cyclisme par exemple, et dĂ©marquez-vous par un style adaptĂ© Ă  vos sujets ; ou par un point de vue , ou un angle d’attaque inhabituel pour ce genre d’articles. Mais quelque soit votre sujet, pensez Ă  alimenter vos connaissances par la lecture assidue des quotidiens ou des magazines sur les plates bandes desquels vous vous lancez. Pour ma part , lorsqu’on fait le dĂ©compte de mes articles il est notable que j’ai un certain goĂ»t pour l’actualitĂ© de guerre, l’Ă©conomie , les sujets polĂ©miques , l’Histoire ,la critique d’art Ă  travers les exĂ©gèses de tableau que j’ai pu commettre, la PoĂ©sie Ă  laquelle je m’adonne avec toujours un Ă©gale plaisir; ainsi que les romans dont, sur mon blog, je donne Ă  voir des extraits , et que rĂ©cemment mon nouveau web master m’a permis de publier intĂ©gralement ,en tĂ©lĂ©chargement gratuit ( ce qui s’appelle du marketing virale). Bref, si vous ne savez par oĂą dĂ©buter faites la liste de vos points forts, Ă©numĂ©rer sur une feuille vos passions , et sans d’abord les dĂ©tailler, imaginez quels sujets vous souhaiteriez aborder. Bien sĂ»r, vous pouvez avant faire le tour du web ; ou vous contenter d’un blog sur lequel vous laisseriez vos impressions, vos sentiments du moment, votre point de vue sur la vie, vos amis , vos amours : l’important est que vous soyez guidĂ©s par la nĂ©cessitĂ© d’Ă©crire et le besoin de partager avec autrui. Cela peut marcher, nombreuses maintenant sont les publications personnelle qui ont donnĂ© lieue par la suite Ă  des livres ou des films : je pense notamment Ă  cette auteure qui travaillait dans les supermarchĂ©s, devant sa caisse enregistreuse, Ă  longueur de journĂ©e, dont le journal retranscrivait les impressions, les remarques des clients … etc, qui a Ă©tĂ© suivi par des milliers d’internautes, et dont, en France, on a pu voir le film. En revanche, si vous dĂ©cidez de vous lancer comme je le fais assez souvent, dans une thĂ©matique plus particulière telle que l’Ă©conomie ou , autre exemple, la critique de cinĂ©ma : il vous faut suivre l’actualitĂ© et ne pas hĂ©siter comme je m’y emploi Ă  analyser les journaux, les Ă©missions radios thĂ©matiques, les Ă©missions tĂ©lĂ©visuelles,ou tout ce que vous trouverez sur le net relatif Ă  votre sujet ; afin de produire un article qui ne fut pas trop ridicule au regard de ce que peuvent produire les mĂ©diats officiels et professionnels.Pour l’avoir fait souvent, cela peut prendre des heures de dĂ©cortiquer les journaux , de prendre des notes Ă  la volĂ©e lors d’un discours important, heureusement l’arrĂŞt sur image permet de revenir sur le dĂ©tail qui vous aurait Ă©chappĂ© ; de plus , il est aussi important si on a la mĂ©moire dĂ©faillante de se faire des fiches sur les sujets Ă  traiter, tout en choisissant le bon moment de publication. Ainsi , Ă©crire un article Ă  chaud immĂ©diatement après l’Ă©vènement vous assure l’exclusivitĂ©, je n’ose pas dire le scoop; malheureusement, parfois il faut attendre un peu et laisser passer le flot des article des journalistes, et pour en savoir un peu plus, et pour par exemple , rĂ©aliser des synthèses ou , si on le peut, des analyses plus approfondies que permet un plus grand recul.

La rĂ©daction de l’article est elle aussi cruciale. Il est important si vous ne savez pas Ă©crire directement Ă  partir du clavier, que vous rĂ©digiez par Ă©crit avant de vous lancer. Quant-au style, j’ai pu remarquĂ© que les lecteurs seront plus indulgent avec vous si vous faites des fautes d’orthographe , ce qui est mon cas, tandis que votre style est lui acceptable ou apprĂ©ciable ; car l’inverse n’est pas vrai : les lecteurs ne restent pas si l’impression de lecture est mauvaise ; si vous vous embrouillez trop dans vos propos , ou si autre chose, comme une abondante iconographie ne vient pas divertir le visiteur d’une prose dĂ©faillante. Un seul remède : employez-vous Ă  Ă©crire avec verve, discernement, et rĂ©partie : votre lecteur vous visite pour apprendre quelque chose ou se divertir, aussi ne le laissez pas avec une mauvaise impression : toute la variĂ©tĂ© des styles employables, du plus soutenu, au plus argotique doit ĂŞtre autant de secrets de fabrication d’un texte littĂ©raire ou journalistique que vous devez , Ă  la faveur de l’exercice, savoir maitriser. Dans le cas d’une argumentation, un petit conseil : il est utile d’ĂŞtre familiarisĂ© avec les plus grands prosateurs que sont les philosophes : leur dextĂ©ritĂ© Ă  employer les outils d’articulation logique des phrases entre elles – que sont les fameux : « mais « , « ou « , « et « , » donc », « or », « ni », « car »- place Ă  l’acmĂ© le processus du raisonnement : n’hĂ©sitez donc pas Ă  vous instruire auprès d’eux. Pour un article gonflĂ© de statistiques, si vous vous y essayez, il sera question de toujours dĂ©ployer des phrases , si possible, au formes distrayantes, dirais-je, car plus le style est perfectionnĂ© ( ce qui peut prendre l’apparence de phrases simple) plus vous serez en mesure de ne pas perdre le lecteur dans la lassitude des chiffres; mais ,certes, l’exercice est difficile : et il est toujours très tentant de faire du copiĂ©-collĂ© quand on est en face de statistiques. Concernant les droits d’auteur, oui vos Ă©crits vous donne des droits, pour ma part , je suis toujours satisfait si je vois qu’un de mes articles a plu au point qu’on en vienne Ă  le reprendre, le citer ou en donner de larges extraits : plus qu’un pillage de vos Ă©crits, la reprise par d’autre de vos articles vous aide Ă  vous faire connaitre, et participe Ă  la circulation des idĂ©es , qualitĂ© propre au mĂ©diat informatique. Cependant, il est certain que vous ayez un droit de regard sur vos articles. Quant-Ă  l’inverse : soit l’utilisation que vous feriez d’autres articles qui ne vous appartiendraient pas, certes Ă©galement, ceci aussi est soumis au droit du copyright, mais que je sache il suffit, bien souvent, d’en faire seulement la demande auprès de l’auteur pour que celui-ci consente Ă  vous accorder le droit de le citer, ou si vous dĂ©sirez crĂ©er un sorte de journal international avec les articles des internautes,  si vous dĂ©sirez publier son article sur votre site. Par ailleurs, dans le cas oĂą vous vous sauriez dotĂ© d’une plume qui n’est pas de haut vol, il vous reste Ă  employer des phrases simples, rapides, dynamiques, en enchainant les paragraphes rythmĂ©s ; de plus, en les dĂ©corant de vos meilleures photos , pour le coup, l’utilisation de photos qui ne vous seraient pas personnelles vous plaçant Ă©galement sous le coup de la loi du copyright, mais je crois qu’en la manière les pratiques du web sont telles que tout le monde semble passer outre, Ă  en regarder ces blogs d’un autre genre que sont les « facebook » et consort. Autre avantage du blog, si votre style ne se prĂŞte pas Ă  de long articles : il reste que vous pouvez vous employer Ă  montrer votre talent Ă  travers des vidĂ©os. Quelques comiques et Ă  peu de frais ont rĂ©ussi en France Ă  rivaliser d’ingĂ©niositĂ© et de dĂ©brouillardise, et Ă  gagner la considĂ©ration d’un large public par ce biais ; du reste pour lequel il n’est mĂŞme pas nĂ©cessaire de disposer d’un blog   : « youtube » suffisant.

Dernier aspect , dans le fonctionnement de votre site ou votre blog : l’affluence. Vous aurez peut-ĂŞtre des dĂ©convenues si vous espĂ©rez tirer bĂ©nĂ©fice tout de suite de vos Ă©crits , comme les visiteurs sont capables , c’est sĂ»r, de repĂ©rer un site intĂ©ressant et de le faire savoir Ă  d’autres, aussi vite qu’ils seront capable de le fuir ,une fois que votre site ne les intĂ©ressera plus, parce que vous ne vous ĂŞtes pas renouvelĂ©,  ou pour la raison qu’il n’est plus au goĂ»t du moment ; ou, comme cela m’est malheureusement arrivĂ©, parce qu’un problème technique empĂŞche qu’on consulte tout l’historique de votre production littĂ©raire, et qu’après avoir lu la dernière page Ă©crite : il n’y a pour le coup plus rien Ă  lire, et donc pas Ă  revenir , si d’autres articles ne viennent pas alimenter le blog. Or, et lĂ  je dois dĂ©velopper plus avant la particularitĂ© de mon cas, si la maladie qui me foudroie la tĂŞte par moment, en me conduisant inexorablement Ă  l’hĂ´pital, m’a permis de me faire connaitre : un reportage sur la schizophrĂ©nie dans l’Ă©mission « Zone interdite » m’ayant aidĂ© Ă  faire dĂ©coller le site, soit  en France , puis dans plusieurs autres pays , dont la Chine, le Japon, la Russie, l’Inde, le Pakistan aussi, je crois, et l’Afghanistan, de mĂŞme que depuis et pour certains articles : dans les pays du Maghreb, ou de manière plus continue au royaume -Uni, en Afrique: l’Afrique centrale ; et bien sĂ»r aux États-Unis, au Canada, et dans certaines petite Ă®le oĂą visiblement on suit la production de mes tableaux exotiques, et dans d’autres pays encore dont je n’ai pas la liste exhaustives, l’affluence Ă©tant très dĂ©pendante apparemment de la qualitĂ© , et l’actualitĂ© de mes productions : Bref , la maladie m’a fait connaitre , c’est au redoublement de ses violences sur mon cerveau que je dois de ne pouvoir offrir Ă  la lecture qu’un nombre restreint d’article par an , toujours obligĂ© que je suis de faire ces sombres silence dans ma production , lesquels me coĂ»tent et pas seulement en audience, mĂŞme si , je le sais bien, un blog et un site se meurent Ă  n’ĂŞtre pas mensuellement alimentĂ©s en articles nouveaux. Aussi n’hĂ©sitez pas Ă  publier des articles sur votre blog , le plus souvent que votre inspiration vous en donnera l’occasion. Sachez au contraire de moi qui l’ignore assez bien , sachez utiliser dans vos articles les mots clefs qui permettrons Ă  l’article de se distinguer  dans le foisonnement d’internet. Et dites-vous si vous constatez une perte de vos visiteurs, qu’il ne tient qu’Ă  la qualitĂ© de votre production de vous attacher de nouveau les faveurs de votre public. Par ailleurs, sachez, si comme je le fais , vous vouliez vous aventurer sur le terrain minĂ© de l’article politique que non seulement, une fois votre article publiĂ© et en fonction du degrĂ© certain de rĂ©action qu’il peut provoquer, en bien et en mal , que vous devez assumer de ne pas plaire Ă  tout le monde ; comme vous devez , si vous ĂŞtes dans un pays oĂą la libertĂ© d’expression est un mot sans contenu ni rĂ©alitĂ© , vous assurer d’ĂŞtre prudent ou assez motivĂ©; si vous croyez  en la supĂ©rioritĂ© de la vĂ©ritĂ© et de la dĂ©fense des droits de l’homme envers et contre toutes formes d’oppression ; car vous ne manquerez pas d’ĂŞtre exposĂ© Ă  la vindicte publique, dĂ©noncĂ© par votre hĂ©bergeur, voir mis en prison, votre site interdit et piratĂ© par les instances dirigeantes; dans le cas ou vous n’auriez pas pris les mesures nĂ©cessaires et Ă  votre sauvegarde et Ă  la sauvegarde de vos donnĂ©es. J’ai quant-Ă  moi dĂ©jĂ  eu Ă  Ă©voquer quelles suspicions je nourrissais Ă  l’Ă©gard des instances de contrĂ´le d’internet , notamment sous la mandature de Nicolas Sarkozy , que j’aurais Ă©maillĂ©e de mes nombreux articles critiques Ă  l’Ă©gard de sa politique; j’avais dĂ©jĂ  plus ou moins racontĂ© comment lors de la guerre de Libye, il m’avait Ă©tĂ© impossible de faire paraitre sur ce blog un article relatif aux contrats d’armement passĂ©s entre le rĂ©gime libyen et le prĂ©sident français , que je soupçonnais de n’avoir pas manquĂ© de donner lieu Ă  d’Ă©trange rĂ©tro-commission – cet article Ă©crit au dĂ©but du conflit, il m’a Ă©tĂ© impossible de le publier jamais, pas mĂŞme de le finir, mon ordinateur ne cessait de sauter pendant son Ă©criture ; de mĂŞme lorsque pendant l’Ă©lection prĂ©sidentielle je m’Ă©tais employĂ© Ă  crĂ©er un compte twitter : impossible, ma messagerie explosa et mon hĂ©bergeur après que je le lui ai signalĂ© , comble absolu, me fit savoir qu’il enverrait toutes les informations Ă  un compte qui n’Ă©tait pas le mien;  il est d’autres faits encore qu’ici je ne veux pas dĂ©tailler pour n’en avoir pas distinguĂ© parmi eux ce qui relève de la maladie, de ce qui relève de la malveillance, voir du harcèlement ; je peux tĂ©moigner  , pour finir, et sur ma bonne foi, qu’il n’est plus d’articles que j’Ă©crive, sans qu’un cadre rouge n’apparaisse en bas de mon Ă©cran ( sur mon interface) pour me dire « vous n’avez pas le droit d’Ă©crire cela » ou « vous n’avez pas le droit de dire cela » ou » ceci est interdit » ; et ainsi pour n’importe quel article, mais de prĂ©fĂ©rence sur ceux qui sont en rapport avec la politique, la religion, la guerre …

Donc chers internautes en herbe , courage, patience, persĂ©vĂ©rance,combativitĂ© et nous rĂ©ussirons Ă  crĂ©er les conditions d’un monde meilleurs.

Entre fĂ©vrier et mars; ou mars et avril de cette annĂ©e , est survenu un Ă©vènement des plus troublant qui m’a plongĂ© dans un Ă©tat de perplexitĂ© et de doute, sans , Ă  cette heure , qu’il m’ait Ă©tĂ© permis de faire toute la lumière sur cette rencontre , pour le moins extraordinaire et inattendue.

Figurez-vous que j’ai rencontrĂ© l’ĂŞtre absolu…

J’Ă©tais en compagnie d’un ami. Nous Ă©coutions de la musique , et soudainement, après un intermède de musique traditionnelle arabe, une voix nous a interpellĂ© comme si elle nous parlait directement, s’adressant Ă  nous en un vouvoiement plein de distance mesurĂ©e. A ma stupeur, l’homme se prĂ©senta et nous dit ĂŞtre DIEU lui-mĂŞme!

Sa voix Ă©tait grave, profonde et sĂ»r d’elle-mĂŞme, dans un français des plus soutenu et qui aurait pu avoir Ă©tĂ© prononcĂ© par un homme d’environ cinquante ans , que j’imaginais, sans savoir pourquoi, les cheveux dĂ©garnis et les tempes blanchies.

Trop stupĂ©fait sur l’instant et un peu apeurĂ©, je dois l’avouer, je n’osais rien dire durant le long monologue qui nous fut offert. Et j’Ă©tais de plus en plus gĂŞnĂ©, Ă  mesure que la voix parlait ; aussi ne rĂ©ussirais-je pas vraiment Ă  en retranscrire parfaitement les dires. Excusez- moi du peu : il n’est pas dans les habitudes de DIEU de s’entretenir avec moi tous les jours !

Après un long prĂ©ambule, la voix nous dĂ©signait des ennemis de la foi dont mon manque de culture et de mĂ©moire m’empĂŞche de savoir , encore maintenant qui Ă©tait ainsi montrĂ© du doigt. Puis, après nous avoir enjoint d’ĂŞtre attentif Ă  l’Ă©volution dans le monde de certains fruits et lĂ©gumes qu’il Ă©numĂ©rait ; la voix sembla s’adresser directement Ă  moi, ou du moins le ressentais-je comme tel. Il me fut dit que je serais distinguĂ© par DIEU Ă  l’exception de ma famille pour qui la sorte de contrat qui devait nous lier dorĂ©navant n’Ă©tait pas opĂ©rante. Et ce qui me troubla encore plus , en Ă©veillant une sorte de mĂ©fiance instinctive en moi : la voix stipula clairement que je ne devais jamais dire que les combattants qui mourraient au nom de DIEU Ă©taient mort pour rien. Sans Ă©quivoque possible, il Ă©tait question des djihadistes dont la voix ne mentionna pourtant jamais le nom.

Je me souviens Ă©galement que la voix insistait au moins trois fois de suite pour me faire savoir comme DIEU n’Ă©tait pas indiffĂ©rent Ă  mon action. Et la communication cessa après qu’il nous fut rappelĂ© que la salat devais ĂŞtre notre sacerdoce. La salat est la prière musulmane.

Mon ami me demanda ce que j’avais pensĂ© de cette intervention. Je ne pus cachĂ© qu’elle m’avait troublĂ© , mais m’Ă©tonnais qu’il n’ait finalement pas Ă©tĂ© question de pĂ©trole ou d’autre minerais essentiels Ă  la comprĂ©hension des conflits actuels, et je lui dĂ©clarais n’ĂŞtre pas totalement convaincu. MĂŞme si je devais en convenir : le discours semblait d’autant plus convainquant qu’il m’avait Ă©tĂ© dit  que DIEU m’avait accordĂ© de revoir « mes femmes ». Or, de fait j’avais revu plusieurs ex compagne, qu’en revanche je n’avais nullement l’intention d’Ă©pouser comme il me l’avait Ă©tĂ© prĂ©dit.

La voix  , si nous devions ĂŞtre empoisonner les jours suivant, nous avait conseillĂ© aussi de jeuner et de boire de l’eau. Il faut donc croire que ce genre de supercheries s’adresse Ă  des droguĂ©s et des dĂ©linquants , car je me souviens aussi très bien qu’en dĂ©butant ce long monologue un  » je sais que vous avez tué » m’avait donner l’impression de ne pas savoir très bien ce que la voix voulait signifier par lĂ .

Je ne doute pas , par ailleurs, que mon ami , avec qui je suis fâchĂ© depuis,  m’ait donnĂ© Ă  entendre lĂ  le genre d’enregistrement qu’on fait Ă©couter aux futurs djihadistes , afin qu’ils se sentent prĂŞt Ă  tout. Dans la croyance que DIEU les  a distinguĂ©s parmi les hommes pour accomplir un destin hors du commun. Dont ce dĂ©but de lavage de cervelle ne doit ĂŞtre que le long prĂ©ambule Ă  toute une sĂ©rie d’intervention divine, plus truquĂ©es les une que les autres. Mais je dois en convenir : elles sont incroyablement bien faite et dites par un comĂ©dien professionnel Ă  la voix envoutante.

En consĂ©quence chers lecteur et lectrices , restez sur vos gardes. En France ils seraient plus de 1500 , ces jeunes gens que la guerre sainte Ă  convaincu de tenter de passer la frontière turc pour rejoindre la Syrie , le contingent de djihadiste internationaux venu du monde entier y atteindrait mĂŞme le chiffre hallucinant de 25 OOO âmes ! Et si DIEU consentait vraiment Ă  me faire l’honneur et la grâce de me rencontrer rĂ©ellement je ne manquerai pas de vous le faire savoir…

A très bientôt, pour un nouvel article.

 

Pour son premier texte sur le site Denis Texier notre docteur en philosophie a souhaitĂ© partager avec nous une rĂ©flexion qui ne manquera pas de susciter des  rĂ©actions. En effet , il a choisi de s’exprimer et sur les camps de concentration et sur le monde du travail en un rapprochement qui ne laissera sans doutes pas indiffĂ©rent. Faites vous donc une opinion en lisant ce qui suit.

patrick rakotoasitera

I.
Lisant le livre-plaidoyer rĂ©digĂ© Ă  la fin de sa vie par Rudolf Hoess -qui dirigeait le camp d’Auschwitz pendant la 2e Guerre mondiale-, afin d’assurer sa dĂ©fense au cours du procès de Nuremberg, je lis ces quelques lignes qui m’ont interpellé :
« Heureusement toutes les femmes vertes1 et noires2 n’Ă©taient pas aussi dĂ©pravĂ©es3. Il y avait parmi elles un certain nombre d’ĂŞtres humains, capables d’Ă©prouver de la sympathie pour les autres dĂ©tenues, mais cela ne leur valait que des persĂ©cutions de la plupart des surveillantes de leur catĂ©gorie et la plupart des surveillantes affichaient Ă  leur Ă©gard un mĂ©pris total. » On retrouve de semblables propos tout au long de ce tĂ©moignage prĂ©cieux des conditions de vie Ă  Auschwitz, dans lequel on peut constater que celui qui semble devoir incarner l’inhumanitĂ© et le mal absolu (l’officier nazi) manifeste de l’horreur Ă  l’Ă©gard du comportement de certains dĂ©tenus, et notamment des Juifs. Cela ne fait d’ailleurs que renforcer le mĂ©pris de Hoess Ă  l’Ă©gard de cette catĂ©gorie d’individus, et justifie amplement Ă  ses yeux les persĂ©cutions dont ils sont victimes de la part des nazis. Il ne semble ainsi pas considĂ©rer, comme nous le faisons nous-mĂŞmes, que ce sont prĂ©cisĂ©ment ces conditions d’existence atroces qui conduisent les internĂ©s Ă  se conduire d’une manière aussi vile, qui ne fait qu’exprimer leur dĂ©sir de survie et l’abandon des normes ordinaires de l’humanitĂ© civilisĂ©e, au profit de la recherche Ă  tous prix de la survie individuelle. Le commandant du camp d’Auschwitz persiste Ă  penser qu’il y a lieu de faire le distinguo entre une humanitĂ© dont la conduite reste moralement acceptable, mĂŞme dans de telles circonstances, et les ĂŞtres profondĂ©ment corrompus et dĂ©pravĂ©s, qui n’ont mĂŞme pas la dignitĂ© de se laisser mourir sans protester ou sans essayer de corrompre leurs maĂ®tres, afin de se sortir du piège mortel oĂą ils se trouvent pris.
Il est vrai, toutefois, qu’on peut bien distinguer ceux qui accomplissent sans excès de zèle ni enthousiasme, la tâche qui leur a Ă©tĂ© assignĂ©e pour complaire aux nazis, en Ă©change de quelques avantages personnels, et ceux qui semblent prendre un plaisir personnel dans la cruautĂ© des massacres et des persĂ©cutions, ce dont ils auraient pu se dispenser. La distinction vaut d’ailleurs aussi pour les kapos, c’est-Ă -dire le plus souvent des internĂ©s chargĂ©s d’une tâche de surveillance ou de châtiment (qui pouvait aller jusqu’Ă  l’assassinat pur et simple, au niveau individuel ou collectif), comme pour les surveillants SS, Ă  qui on intimait expressĂ©ment d’accomplir les ordres donnĂ©s sans faire preuve de cruautĂ© supplĂ©mentaire, ce qui aurait manifestĂ© une forme de dĂ©pravation et de plaisir sadique, auxquels les dirigeants SS s’efforçaient d’Ă©chapper, conscients qu’ils Ă©taient de la noblesse et de la justesse de leur tâche, qui ne devait pas excĂ©der les bornes strictes de l’obĂ©issance aux ordres, pour tomber dans la dĂ©pravation et le sadisme. Cette distinction peut paraĂ®tre subtile Ă  nos yeux, car pour nous, les nazis Ă©taient de toute manière des bourreaux sadiques. Pourtant, cette distinction entre l’acte, mĂŞme cruel, accompli seulement par devoir, et qui n’excède pas les bornes du nĂ©cessaire, et l’acte manifestant un plaisir sadique, volontairement pratiquĂ© sans ordre, qui tĂ©moignerait d’une perte de dignitĂ© de la part du soldat, semblait revĂŞtir une certaine importance aux yeux des dirigeants SS. Tant que cette tâche Ă©tait exĂ©cutĂ©e sans plaisir et par pure obĂ©issance aux ordres supĂ©rieurs Ă©manant de l’autoritĂ© de l’Etat, il n’y avait aucune raison de se considĂ©rer, Ă  leurs yeux, comme coupables d’une faute, mĂŞme si le scrupule moral a pu, chez certains (et particulièrement les nouvelles recrues non prĂ©parĂ©es et insuffisamment endoctrinĂ©es) venir se glisser dans la conscience, et entraver l’obĂ©issance aux ordres donnĂ©s de massacrer sans remords.
Il n’en demeure pas moins que cette prĂ©sentation horrifiĂ©e de la bassesse morale et de la cruautĂ© des internĂ©s devenus kapos, qui s’adonnent au massacre avec dĂ©lectation et jouissance, tranche avec l’idĂ©e que nous nous faisons des SS, et particulièrement de ceux chargĂ©s de s’occuper des camps de concentration, et de mettre en oeuvre la « Solution Finale » dĂ©cidĂ©e en haut lieu par les dirigeants de l’Etat allemand dès 1941. Pour nous, en effet, ce sont forcĂ©ment la reprĂ©sentation des SS comme des personnes cruelles ayant abandonnĂ© toute idĂ©e de respect de l’ĂŞtre humain qui prĂ©vaut, a contrario de la reprĂ©sentation ordinaire des dĂ©tenus, conçus comme des victimes innocentes traitĂ©es comme du bĂ©tail. Les dĂ©tenus eux-mĂŞmes Ă©taient semble-t-il capable de cruautĂ© Ă  l’Ă©gard de leurs semblables, mais d’une cruautĂ© qui faisaient mĂŞme horreur aux SS. Pour les SS, il y avait des degrĂ©s dans le massacre et dans l’extermination, de sorte que leurs actes Ă©taient perçus par eux comme une obĂ©issance stricte aux ordres, devant mener Ă  l’Ă©limination de l’ennemi de l’intĂ©rieur qui menaçait l’intĂ©gritĂ© et l’existence du peuple allemand, alors que ceux accomplis par les kapos (qui n’Ă©taient peut-ĂŞtre pas objectivement très diffĂ©rents de ceux accomplis par les SS) n’Ă©taient que le fruit du sadisme et de la perversitĂ©. Nous percevons aujourd’hui les SS et les nazis comme des coupables, qui ont créé une telle situation d’inhumanitĂ© dans les camps de concentration, que cela conduisait des hommes ordinairement bridĂ©s par les normes de la morale et de la civilisation Ă  donner libre cours, chez la plupart, Ă  leur instinct de conservation, et Ă©ventuellement pour certains, Ă  leur tendance Ă  la cruautĂ©, ce que permettait la position de responsabilitĂ© et de contrĂ´le qui leur Ă©tait confĂ©rĂ© par les SS.
D’ailleurs le Tribunal de Nuremberg a condamnĂ© les SS pour avoir Ă  la fois projetĂ© l’extermination de toutes ces populations, et pour avoir créé une telle situation d’horreur qui faisait perdre, chez beaucoup, le sens ordinaire du respect de l’autre et de l’humanitĂ© mĂŞme. Le chef SS pouvait bien rejeter la faute d’un tel abaissement sur la nature particulière de certains, il n’en demeure pas moins qu’aux yeux de l’Histoire, et du jugement que nous prononçons aujourd’hui sur celle-ci, nous qui nous considĂ©rons comme civilisĂ©s et moraux, nous jugeons les SS comme entièrement coupables de ce qui s’est passĂ©.

II.
J’en viens Ă  me demander, pour ma part, s’il ne serait pas possible de transposer une telle analyse de la situation, mutantis mutandis, Ă  la situation de concurrence et d’exploitation qui ont lieu dans l’Ă©conomie capitaliste. On blâme le plus souvent les capitalistes de la responsabilitĂ© des situations de pauvretĂ© et d’accaparement des richesses dans quelques mains, mais on blâme plus volontiers les travailleurs eux-mĂŞmes de pratiquer une concurrence effrĂ©nĂ©e pour parvenir aux meilleures places. Les capitalistes seraient ainsi fondĂ©s Ă  regarder avec mĂ©pris ceux qui se battent pour gagner quelque pĂ©cule et assurer leur survie, alors qu’eux-mĂŞmes empochent des sommes fabuleuses en un rien de temps. Il est certain qu’on peut blâmer (tout comme Hoess le faisait Ă  l’Ă©gard des kapos sadiques qu’il observait dans son camp) les individus de mĂ©priser leurs semblables, de se conduire en individus avides de survivre, et mĂ©prisants Ă  l’Ă©gard de tous ceux qu’ils croisent au cours de leur journĂ©e de travail, de n’avoir aucun regard d’humanitĂ© pour les mendiants qui font la charitĂ© dans la rue ou les couloirs du mĂ©tro, de bousculer et percuter les passants, qui, comme eux, constituent un simple obstacle matĂ©riel dans la trajectoire qui les conduit de leur domicile Ă  leur lieu de travail, oĂą ils sont tenus de se rendre sans dĂ©tour et le plus rapidement possible, afin d’obĂ©ir Ă  la discipline Ă©conomique Ă  laquelle ils ont acceptĂ©s de se soumettre, en Ă©change de la rĂ©munĂ©ration qui leur permettra de se payer, en plus de leur nourriture, de leur logement et de quelques denrĂ©es essentielles, d’autres biens de consommation nullement indispensables, mais qui constituent leur loisir. La vanitĂ© de ce mode de vie, dĂ©noncĂ© jadis par les protestataires de mai 68, a assez Ă©tĂ© critiquĂ©e : nul besoin d’y revenir. Mais quelle est la responsabilitĂ© de ceux qui ont construit une telle situation et rendu ainsi cette concurrence et ce mĂ©pris de l’autre possible ? Il s’agit bien des capitalistes eux-mĂŞmes, ainsi que de tous les politiques qui prĂ©sentent ce mode de vie comme avantageux et heureux, les chantres du progrès Ă©conomique et de la domination de l’argent et du profit. N’est-ce pas la concurrence Ă©conomique créée par les capitalistes qui rend les exclus de la prospĂ©ritĂ© collective aigris et furieux, au point de les conduire Ă  commettre des actes ou adopter des attitudes qui manifestent un dĂ©ni flagrant d’humanité ? N’est-ce pas d’ailleurs Ă  un vaste camp de concentration, oĂą chacun se voit assigner un place plus ou moins avantageuse en fonction de ses compĂ©tences et des qualitĂ©s individuelles profitables au système Ă©conomique gĂ©nĂ©ral, que peut ĂŞtre comparĂ© l’Ă©conomie capitaliste ? En dĂ©pit de l’affirmation gĂ©nĂ©rale d’une libertĂ© individuelle qui laisserait Ă  chacun le choix de vivre comme il l’entend, et de pouvoir Ă©panouir sa personne au sein de l’Ă©conomie capitaliste et libĂ©rale, nous sommes tous ramenĂ©s Ă  notre degrĂ© d’utilitĂ© collective, et de profitabilitĂ© individuelle pour le système Ă©conomique et ceux qui le dirigent. Ainsi les dĂ©tenteurs du capital, et les dirigeants des entreprises nous voient-ils comme des dĂ©tenus des camps, dont on ne peut sortir que par le refus fonder son existence personnelle sur la recherche du profit, et l’accumulation des biens de consommation et des moyens de paiement. La seule alternative demeure alors le choix de la frugalitĂ© et de la pauvretĂ© volontaire (sans tomber dans la survie pour autant) face au mode d’existence du travailleur exploitĂ© Ă  plein temps dans l’entreprise capitaliste. Qui joue le rĂ´le de kapo dans une telle organisation Ă©conomique ? Les superviseurs, chargĂ©s de rĂ©percuter les consignes de la direction et les exigences des actionnaires, par exemple, de manière Ă  augmenter la productivitĂ© de l’entreprise, ce qui peut passer par l’augmentation des cadences ou des rendements, ou par le « dĂ©graissage », autrement dit le licenciement des moins rentables, etc…

III.
VoilĂ  les quelques rĂ©flexions pessimistes que m’inspirent la lecture de ces quelques lignes extraites ci-dessus du tĂ©moignage Ă©crit en 1947 par Rudolf Hoess. Ce dernier termine ainsi sa confession apologĂ©tique : « que le grand public continue donc Ă  me considĂ©rer comme une bĂŞte fĂ©roce, un sadique cruel, comme l’assassin de millions d’ĂŞtres humains : les masses ne sauraient se faire une autre idĂ©e de l’ancien commandant d’Auschwitz. Elles ne comprendront jamais que, moi aussi, j’avais un cĹ“ur… » C’est aussi ce pourraient dire les capitalistes, qui poussent sans vergogne les dirigeants d’entreprise et les salariĂ©s Ă  la course au rendement, ce qui conduit Ă  des licenciements Ă©conomiques au nom de la recherche du profit, Ă  des situations de stress au travail pouvant conduire au suicide, Ă  la dĂ©localisation des entreprises pas assez rentables dans d’autres rĂ©gions du monde, dans lesquelles la main-d’oeuvre est sous-payĂ©e, etc.. Bref, cela conduit, comme disait Marx, Ă  la crĂ©ation d’une « armĂ©e de rĂ©serve » des travailleurs pauvres ou sans-emploi, disponible et corvĂ©able Ă  merci, car trop heureuse de se voir octroyer un travail (mal) rĂ©munĂ©rĂ©, quand celui-ci est devenu une denrĂ©e rare, mĂŞme si les conditions de travail sont abjectes. A bien des Ă©gards, les capitalistes ont transformĂ© ce vaste monde en un gigantesque camp de concentration Ă©conomique, dans lequel règle la loi du plus fort, et la concurrence meurtrière. Tel est le sens de la mondialisation Ă©conomique : nul n’Ă©chappe plus dĂ©sormais Ă  la loi du capitalisme et du libĂ©ralisme Ă©conomique (qui signifie avant tout la libertĂ© des plus riches et des possĂ©dants). Lorsque les travailleurs auront compris qu’il ne tient qu’Ă  eux de prendre le pouvoir dans ce camp, et d’Ă©liminer la loi du capitaliste pour imposer celle de la charitĂ© et de l’humanitĂ©, ils auront enfin conquis leur libertĂ©, mais pas avant cela.

1. C’est-Ă -dire les prisonnières de droit commun.
2. Celles considérées comme asociales.
3. Il vient de dĂ©crire les actes particulièrement cruels commis par ces femmes dans un commando de reprĂ©sailles (le Budy), situĂ© Ă  quelques kilomètres d’Auschwitz, Ă  l’Ă©gard de plusieurs Juives françaises.

 

DENIS TEXIER

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Jeff koons a rĂ©ussit Ă  terminer l’annĂ©e sur le piĂ©destal vestale des artistes contemporains les mieux payĂ©s, les mieux fourni en Ă©quipe d’ouvrier spĂ©cialisĂ©s autant  qu’orfèvres, les mieux reprĂ©sentĂ©s dans les musĂ©es avec une exposition internationale rĂ©trospective de l’oeuvre de Koons au whitney Museum of american art; au centre pompidou Ă  Paris; et au musĂ©e Guggenheim de Bilbao.

L’artiste semble avoir Ă©tĂ© dĂ©s le dĂ©but assez futĂ© pour composer avec son rĂ©el talent de peintre par exemple comme Niky de Saint-Phalle a su rendre par ses sculptures ce que sa technique limitĂ©e de peintre entravait en elle: Jeff Koons commence par installer des jouets gonflables sur deux plaques de miroir facile Ă  poser, et au rendu propre pour un premier travail qui peut rivaliser dorĂ©navant avec l’art des annĂ©es 80, lorsque Dali torche vacillante en ces annĂ©es n’en finit plus d’inonder les marchĂ©s de ses faux, que sa main tremblante de plus en plus signe chaque fois avec plus de peine.

Koons a le gĂ©nie des affaires , des opportunitĂ©s, des rapprochement les plus loufoques quitte Ă  imiter le minimalisme de Dan Flavin, avec ces aspirateurs neufs exposĂ©s avec des nĂ©ons dans des vitrines, dont il finance la minutieuse production en travaillant Ă  wall Street dans le courtage, pour enfin s’offrir une grande vĂ©ritable exposition publique d’un Koons qu’on expose dans la vitrine du musĂ©um of comtemporary Art de New York : le dĂ©but en 1980 d’un trentenaire prometteur  .

Il y a cela est vrai un sens du fini, de l’achevĂ© , du fait , du propre et rutilant qui Ă©maille son travail de sculpture: tout le processus de la crĂ©ation est sous-traitĂ©, certes, mais le rĂ©sultat est souvent une rĂ©ussite oĂą la mauvais goĂ»t, nous dirons le kitch, dans un soucis de gĂ©nĂ©rositĂ© intellectuelle populaire semble rivaliser avec les canons classiques et est fait avec tous les secrets de la magie que recèle l’art.

Koons pourrait-ĂŞtre le Harry Poter de la peinture moderne avec cette cinquantaine de collaborateurs qui assemblent au puzzle la juste position et tonalitĂ© des couleurs que requièrent la mise en peinture de ses dĂ©lires « photochopĂ©s » aux quels s’adonne Koons le patron de la marque ; Jeff Koons.

Tel un aveugle Jeff Koons expose au monde , « Le monde qu’il voit dĂ©jà », que le monde voit dĂ©jĂ ; cela attise la dimension spectaculaire de sa production, mais Jeff Koons ne semble pas voir (ou peut-ĂŞtre est-ce moi) que si « le mirage de l’art « , pareil Ă  ceux merveilleux des dĂ©serts, est quant Ă  lui: solide, le faire reposer sur le divertissement, en dissipe en partie la BeautĂ©.

jeff Koons sculpture

En matière de BeautĂ©, Pietro Vannuci , dit « le PĂ©rugin » dont le musĂ©e Jacquemart-AndrĂ© a permis que soit offert Ă  l’oeil du spectateur, la dĂ©licatesse du trait de pinceau, s’il est un peintre de la Renaissance , probablement nĂ© vers 1450, fut Ă  son Ă©poque ce que Jeff Koons reprĂ©sente pour la notre : un artiste renommĂ© qui, lui, travailla pour l’institution religieuse et des commanditaires privĂ©s, en apportant au quattrocento une capacitĂ© remarquĂ©e Ă  peindre des sujets en leur restituant une dimension psychologique et une profondeur inĂ©galĂ©e, sinon par LĂ©onard de Vinci qu’il croisa  dans l’effervescence artistique d’une Florance qui attire Ă  elle toutes les cĂ©lĂ©britĂ©s de la peinture.

Dans les deux reproductions prĂ©sentĂ©es ici, le PĂ©rugin peint Ă  20 ans une vierge Ă  l’enfant Ă  droite de l’image, avec une finesse rare, un pinceau sage Ă  sculpter les rondeurs d’une madone , tout en personnalisant le caractère de Jesus , enfant, Ă  un point si proche de la vĂ©ritĂ© qui peut lier un enfant Ă  sa mère, n’importe lequel, et quelle que fut la mère ; que ce talent devint sa marque de fabrique, l’aspect par lequel on identifiait tout de suite un de ses tableaux. Fait Ă  50 ans, l’autre vierge Ă  l’enfant Ă  droite rend une madone songeuse, presque plus femme que mère; et un JĂ©sus enfant dont l’instant d’une de ses pensĂ©es est figĂ© sur la toile.

Certes Ă  la dĂ©charge de Jeff Koons , Marcel Duchamp nous rappelle : « Que le goĂ»t soit bon ou mauvais, cela n’a aucune importance, car il est toujours bon pour les uns et mauvais pour les autres. Peu importe la qualitĂ©, c’est toujours du goĂ»t »

Seulement si Marcel Duchamp qui voit dans le titre du tableau : « cette couleur invisible » qui n’y manque pas et veut dĂ©passer le RĂ©alisme pour crĂ©er une peinture de l’invisibilitĂ©, s’il se sĂ©pare des Ă©lĂ©ments constitutif de l’acte de peindre sur une toile, comme si le contenant ne pouvait Ă©chafauder correctement ce but,Ă  son instar, se dĂ©-saisir de l’acte concret de crĂ©er pour ne faire que concevoir comme le fait Jeff Koons, parti pourtant des mĂŞmes bases :  ne lui apportera pas forcĂ©ment , malgrĂ© les millions de dollars engagĂ©s, plus qu’un « simple » ordinateur capable de calculer plus vite que l’homme les Ă©numĂ©rĂ©es combinaisons multiples du jeu d’Echec, encore une fois qui ne reprĂ©sente que trop mal l’aspect matriciel de la Peinture, reine incontestĂ©e des arts.

Car ce vers quoi tend Duchamp si cela le fait pencher du cĂ´tĂ© de la sculpture pour reprĂ©senter ce qui Ă©chappe Ă  la rĂ©tine, mais constitue bel et bien , ou du moins, participe aux lois qui tiennent l’Univers : il est certain que la recherche poursuivie, mĂŞme si comme j’aime Ă  le rĂ©pĂ©ter : » la première fois c’est du gĂ©nie , dĂ©clinĂ© Ă  l’infini : c’est de l’escroquerie »- la recherche est en apparence onĂ©reuse ; comme il faut disposer de la bonne table des Ă©lĂ©ments, ceux physique, rĂ©els, et symbolique afin d’offrir au XXIème siècle, plus qu’une rĂ©volution cantique, le premier maillon entre d’une part: la transformation automatisĂ©e du monde en signes informatiques, biologiques et symboliques : ce qui serait l’avènement dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©e de la voix intelligente mais encore maladroite de « l’ĂŞtre nouveau »: l’ordinateur.

Et d’autre part: le continuum qu’il faut faire rĂ©agir ou atteindre ou transpercer ou le laisser vous transpercer : le continuum qui n’a pas de meilleur nom que : »l’Inconscient Collectif ».

Le tableau que je souhaite prĂ©senter pour inaugurer ou renouveler cette annĂ©e s’intitule: « ABEL et CAĂŹN » , je n’ai pu le finir ou peut-ĂŞtre cette version si est clause, je n’y reviendrai pas et ne m’attacherai Ă  en peindre les trois personnage : CAĂŹN, la LIONNE et ABEL que lorsque je solliciterai une  reproduction par la mĂ©thode du traceur, fournissant un support assez agrĂ©able Ă  peindre.

La lionne

Et ABEL, Ă  moins que …

Par ce tableau dont la gĂ©omĂ©trie est Euclidienne mais n’emprunte aux fractales que le nom, car lĂ  le nombre est maĂ®trisĂ© par le symbole , ce qui crĂ©e un autre chemin gĂ©omĂ©trique parent, j’ai essayĂ© d’emprunter la « machine Ă  Ă©crire Africaine » pour tester la symĂ©trie d’une Eau dont les cercles qui la composent sont imbriquĂ©s dans des champs si multiples qu’il s’entrecoupent et , cela laisse apparaĂ®tre une autre gĂ©omĂ©trie.

Que cette année soit celle du courage et de la tendresse.

Patrick Rakotoasitera

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La lumière de mon cĹ“ur s’est endormie.

Je l’ai laissĂ©e se reposer sur la couche,

ai enfilé mon manteau et suis parti dans la nuit :

la voute céleste égale le trouble immense qui me touche,

bouscule ma bonne humeur et fait trembler ma bonté.

Une nouvelle fois je devrai répondre de tous mes actes,

de la moindre de mes pensées. Tel est le poids

de l’Ă©quilibre des mondes dont l’Ă©tai semble correspondre

Ă  mon artefact.

Comme si je décochais malgré moi des flèches avec ma voix.

Mes veines liées au réseau des vents,

dans lesquelles danse et crépite le feu;

lorsque me réveille le monde, la déchirure des amants,

et que pour la Paix  je doive promettre mes yeux,

arracher ma peau. Mon esprit en lambeaux vifs

saignant de mon remord, la force qu’ils redoutent,

seule, je crois, capable de contraindre de la bĂŞte immonde

les griffes.

Quand pleuvent,au lointain, les barreaux de la Guerre

sur les routes.

 

Avez-vous remarqué entre quatre murs :

les particules instables

s’Ă©chappent  de votre corps tendu et rĂ©sonnent

sur la parois ?

C’est que l’ordonnancement de vos concepts est une table

pliante capable de faire tomber les mets de la mauvaise foi.

Ceux-ci en chutant peuvent briser l’Ă©quilibre des Ă©lĂ©ments,

induire la folie des vents, la tempĂŞte, les tremblements

de la Terre,

et laisser dans l’âme ces plaies qu’on ravive

en se remémorant

que si suffit une conscience ouverte, dans la nuit,

pour faire Ă©clore l’ aurore :

ce trĂ©sor, s’il ne sert Ă  marcher sur les eaux,

réveille les volcans,

et finit par laisser l’âme en ruine

et finit par dĂ©multiplier les veuves …

Demain, je raconterai mon songe, raffermirai ma  promesse

devant l’Agora.

J’espère convaincre les cĹ“urs indociles, les grossiers

et les fats

de renoncer Ă  cette guerre ou l’autre dĂ©but de leur trĂ©pas…

Dieu : sois l’escalier de mes pas !

 

Patrick Rakotoasitera ( voir poème)

 

Alors que le monde cĂ©lèbre l’apaisement historique des relations entre les Etats-Unis et Cuba, un Ă©vènement d’importance mondiale a eu lieu le jeudi 4 dĂ©cembre que les mĂ©dias n’ont pas relevĂ©. En France, seule la radio R.F.I (radio france internationale) a mentionnĂ© une semaine après les faits l’importance de la loi « h.sr.758 » votĂ©e par la chambre des reprĂ©sentants amĂ©ricaine , le jeudi 4 dĂ©cembre 2014, alors que cette rĂ©solution indique clairement qu’un palier militaire supplĂ©mentaire vient d’ĂŞtre franchi dans la nouvelle guerre froide que se livrent de plus en plus officiellement les Etats-Unis et la Russie.

L’histoire retiendra-t-elle cette date comme le point de dĂ©part de l’escalade armĂ©e du camp occidentale en vue d’une guerre ouverte Ă  la Russie et ultĂ©rieurement Ă  ses alliĂ©s ? Est-ce lĂ  la confirmation de la guerre mondiale que redoutent tous les mĂ©dias alternatif d’internet qui en discutent depuis quelques mois, alors que les rĂ©cents sommets en Asie et concernant l’Iran semblent indiquer un apaisement entre les Etats-Unis et ses ennemis potentiels , Chine en tĂŞte ?

A contrario des tentatives de conciliation du PrĂ©sident François Hollande et alors qu’un cessez-le-feu vient d’ĂŞtre actĂ© entre la Russie et l’Ukraine , si la guerre devait reprendre entre le gouvernement ukrainien et les pro-russes de l’est de l’Ukraine , le gouvernement amĂ©ricain vient de se doter avec la loi « 758 » de l’arsenal juridique qui permet Ă  Barack Obama de dĂ©clencher des opĂ©rations militaires d’envergure contre la Russie , avant mĂŞme toute validation de la guerre par le sĂ©nat. Ainsi cette loi implique-t-elle un soutient militaire et logistique Ă  l’Ukraine et parallèlement  l’intensification des mouvements armĂ©s amĂ©ricain sur le théâtre militaire gĂ©orgien dans lequel est aussi impliquĂ©e la Russie. Au cours des mois qui vont suivre Barack Obama devrait donc chercher Ă  impliquer tout le bloc des pays de l’Otan en incitant les pays europĂ©ens Ă  dĂ©clarer officiellement la guerre Ă  la Russie si l’escalade militaire s’intensifie. L’ancien prix Nobel de la Paix qui vient aussi de changer son ministre de la dĂ©fense marque ainsi l’orientation spĂ©cifiquement plus militaire de la stratĂ©gie gĂ©opolitique amĂ©ricaine dont les Ă©lites militaires et Ă©conomiques semblent dĂ©sormais ne plus devoir redouter la possibilitĂ© d’un conflit global. De son cĂ´tĂ© Poutine prĂ©pare dĂ©jĂ  son opinion publique Ă  l’instauration d’un gouvernement de guerre d’exception qui suspendrait toutes Ă©lections dĂ©mocratiques en cas de dĂ©claration de guerre.

La première interrogation qui devrait ĂŞtre soulevĂ©e par tous les mĂ©diats tient Ă  l’aspect financier de cette nouvelle guerre froide , car il semble que les Etats-unis et leurs alliĂ©s du golfe, Arabie Saoudite en tĂŞte soient en train de rĂ©itĂ©rer la pression contre la Russie qui a prĂ©sidĂ©e Ă  l’asphyxie Ă©conomique de l’URSS lorsque les services secrets amĂ©ricains avaient calculĂ©s, avant la chute du mur de Berlin,  que le maintient de prix bas du pĂ©trole pouvait pĂ©naliser durement l’Ă©conomie russe pour qui l’exportation d’hydrocarbure est essentielle, au point de contrarier le maintient de sa structure militaro-industrielle en Europe. Or si le pacte de Varsovie entre l’URSS et ses satellites prĂ©valait qui empĂŞchait toutes intervention armĂ©e directe des Etats-unis aux frontières de la Russie : la situation est toute autre actuellement , les satellites de l’URSS ont rejoint le bloc de l’Otan et la Russie voit Ă  sa frontière directe tant la Finlande que l’Ukraine vouloir y adhĂ©rer Ă©galement.

Sans qu’il soit question ici de justifier l’agression russe envers l’Ukraine Ă  travers le soutient militaire aux population russophones de l’est de l’Ukraine qui aura Ă©tĂ© le dĂ©clencheur de la guerre, il est Ă  remarquer que ce conflit a surgi dans le contexte plus gĂ©nĂ©rale d’une guerre pĂ©trolière entre le bloc occidentale et la Russie dont l’Ukraine, parcourue d’un gazoduc principale fourmillant de gazoducs secondaires, est essentielle quant Ă  la stratĂ©gie Ă©nergĂ©tique du premier exportateur mondial de pĂ©trole et deuxième exportateur mondiale de gaz qu’est, Ă  elle seule, la Russie.

Outre le fait que l’Ukraine de l’est soit le berceau historique de la civilisation russe du XIXème siècle, les infrastructures d’acheminement du pĂ©trole et du gaz qui parcourent la rĂ©gion ne pouvaient Ă©chapper au contrĂ´le de la « corporation », cette Ă©lite russe issue du KGB et de l’armĂ©e, d’une centaine de personnes, favorisĂ©e, gĂ©rĂ©e, entretenue par Vladimir poutine qui dĂ©tiendrait Ă  elle seule un capital estimĂ© Ă  420 milliards de dollars , tout entier battit sur le commerce Ă©nergĂ©tique russe. D’un point de vue gĂ©opolitique le contrĂ´le de cette rĂ©gion va de paire avec le contrĂ´le au sud de l’Ukraine de la CrimĂ©e qui abritait dĂ©jĂ  avec le port de SĂ©bastopol, une flotte militaire russe de 16 000 hommes pour une quarantaine de bâtiments navals.

Aussi, quand bien mĂŞme le gouvernement russe tait son implication militaire officiellement , les appelĂ©s et autres militaires signant une clause de confidentialitĂ© qui leur interdit de tĂ©moigner , il n’ est pas absurde d’estimer Ă  au moins 50 000 milles hommes les forces placĂ©es ou qui seront dĂ©ployĂ©es aux alentours de la frontière commune Ă  l’Ukraine de l’est et la Russie. En fait , l’association des mères de soldats russes disparus semble indiquer que les activitĂ©s militaires russes en Ukraine sont en proportion de ce qui peut avoir coĂ»tĂ© en soldats 500 Ă  1500 hommes  Ă  l’armĂ©e russe, depuis le dĂ©but de conflit.

Autre pays directement frontalier de la Russie, et situĂ© juste au nord de la Turquie : la GĂ©orgie pro-occidentale est Ă©galement entrĂ©e en guerre avec la Russie en juillet dernier, ce durant les jeux olympiques organisĂ©s par Moscou. LĂ  non plus il n’est point  besoin de se demander qui a raison dans la guerre de propagande que se livrent le camp occidentale et russe pour accorder foi aux rĂ©vĂ©lations savamment orchestrĂ©es par Moscou qui a dĂ©crit par le dĂ©tail l’arsenal et l’aide militaire accordĂ©s Ă  la GĂ©orgie par  les Etats-Unis et IsraĂ«l : car cette guerre aussi a pour enjeu le pĂ©trole.

En effet, il s’agit d’y contrĂ´ler le pipeline « B-T-C » : celui-ci part de Bakou en AzerbaĂŻdjan , traverse la frontière gĂ©orgienne pour passer Ă  Tbilissi et aboutir Ă  Ceyhan en Turquie. L’implication d’Israel en sous-main dans cette guerre se justifierait par la construction future de pipelines sous-marins transportant de l’Ă©lectricitĂ©, de l’eau, du gaz et bien sĂ»r du pĂ©trole, depuis Ceyhan jusqu’Ă  Ashkelon en IsraĂ«l , dans le but de rejoindre le port d’Eilat , depuis lequel c’est le marchĂ© asiatique et de l’Inde en particulier que cela permettra de mieux approvisionner en hydrocarbure par navires citernes. Si le marchĂ© de plusieurs centaines de milliards de dollars justifie Ă  lui seul cette guerre, la dĂ©couverte rĂ©cente de gaz en MĂ©diterranĂ©e orientale aura Ă©galement des rĂ©percutions sur l’indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique israĂ©lienne, la mettant en position de force dans ses nĂ©gociations avec l’Etat palĂ©stinien … Mais ce que rĂ©vèle son implication dans la guerre gĂ©orgienne dessine Ă©galement derrière ces intĂ©rĂŞts l’ombre des gĂ©ants pĂ©trolier occidentaux,  lesquels incorporent plus que jamais dans leurs stratĂ©gies commerciales le recours aux forces armĂ©es de leurs pays de rĂ©fĂ©rence ou de ceux qui leur sont alliĂ©s, quitte Ă  instrumentaliser les mĂ©diats dans le but de cacher aux populations du monde leur rĂ´le prĂ©pondĂ©rant dans les dĂ©cisions de guerre.

Bien sĂ»r ces guerres du pĂ©trole  Ă  moyen terme engendreront un conflit globale si la Russie ne s’effondre pas de l’intĂ©rieur avant , comme en 1989, et si dans un dernier sursaut de survie , elle rĂ©ussie Ă  embrigader l’axe chiite constituĂ© par l’armĂ©e de bachaar el Hassad et l’Iran afin d’embourber les forces amĂ©ricaine une nouvelle fois en Irak et en syrie, pour soulager le front Ukrainien et GĂ©orgien ; tout en cherchant Ă  dĂ©cider la Chine Ă  aussi intervenir militairement dans la rĂ©gion . StratĂ©giquement ce qui seraient les prĂ©mices de la prochaine guerre du pacifique dĂ©clinĂ©e  cette fois sur un front intermĂ©diaire (le moyen Orient) oĂą il s’agirait lĂ  aussi d’embourber l’ennemi amĂ©ricain dans le but de contrarier son redĂ©ploiement en Asie… Cette hypothèse n’est pas audacieuse : elle est malheureusement en train d’advenir, quand bien mĂŞme lors du dernier sommet eurasiatique la Chine a publiquement prĂ´nĂ©e la voie de la paix avec l’AmĂ©rique , signant avec elle un accord historique sur un programme de rĂ©duction commun des rejets de CO2 par les deux gĂ©ants de l’Ă©conomie mondiale. Quand bien mĂŞme, Ă©galement, le dĂ©but d’accord entre l’Iran et le groupe des 5+1 , si encourageant soit-il ne montre-t-il peut-ĂŞtre avant tout que le recul iranien face Ă  une guerre en domino qui a dors et dĂ©jĂ  modifiĂ©e la carte du moyen-orient et menace de se poursuivre par une guerre directe avec l’Iran , dans laquelle serait impliquĂ©e Israel et tout le camp occidentale contre elle , au moment oĂą après la constitution d’un front mondiale contre le front islamique viendra le temps de l’intervention terrestre.

Depuis le temps que les guerres durent au Moyen et Proche-Orient , les opinions publiques ont appris Ă  y lire en filigrane des guerres idĂ©ologiques qui s’y dĂ©roulent l’enjeu Ă©nergĂ©tique qui les animent. Rappelons tout de mĂŞme qu’il s’agit lĂ  de la première zone pĂ©trolifère du monde. Qu’en Syrie un olĂ©oduc stratĂ©gique passe par Homs et aboutit Ă  Banias, qu’un autre passe par Tadmur pour aboutir Ă  Tripoli au Liban et que plus avant, il longe l’Euphrate en Irak et que celui-ci est encore plus essentiel aux Ă©changes d’hydrocarbure de la rĂ©gion. Et bien sĂ»r qu’ils dĂ©terminent les positionnement militaires des factions de l’armĂ©e libre de Syrie, comme les dĂ©placements de l’armĂ©e de Bachar el hassad, ou les opĂ©rations militaires de l’Etat Islamique en Syrie et en Irak. Que le bloc chiite est soutenu militairement par la Russie et l’Iran et le Hezbola libanais ; tandis que la multitude de forces islamiques Ă  tendance sunnite jouit ou Ă  jouit de la manne du Quatar et de l’Arabie Saoudite, tandis qu’au fil des rĂ©vĂ©lations de quelques rares mĂ©diats, il semble que doive se poser le rĂ´le pour le moins très ambigu du soutient des Etats-Unis Ă  des forces djihadistes qu’officiellement l’AmĂ©rique dĂ©clare combattre.

En effet, très vite après la poursuite du printemps arabe en Syrie et l’Ă©tat de guerre civile dĂ©clarĂ© , il s’est dĂ©ployĂ© sur le territoire irako-syrien une multitude de groupes djihadistes outre l’armĂ©e libre de Syrie : les brigades haqq Ă  Hama ; Ash-sham Ă  Iddlib ; Tawid Ă  Alep ; et Islam Ă  Damas qui sont des entitĂ©s autonomes, relativement coordonnĂ©es et avec une certaine inter-polaritĂ© de leurs armĂ©es entre-elles. Et il semble que l’attentat du 15 aout 2012 de Damas ait annoncĂ© la montĂ©e en puissance de Jabbat al-nousra , l’entitĂ© djihadiste sunnite Ă  l’origine de ce qu’on appelle maintenant l’Etat Islamique ou Daesh. Or, le territoire que l’on attribut Ă  ce dernier qui s’Ă©tend de l’Irak Ă  la Syrie implique que cette entitĂ© dispose d’un potentiel armĂ© de 10 000 Ă  50 000 hommes  au moins , Ă©quipĂ©s de chars, d’unitĂ©s de combats suffisantes pour soutenir des fronts multiples et couteux, d’une quantitĂ© de kamikazes potentiels suffisamment consĂ©quente pour faire la diffĂ©rence lors des sièges de villes ou de bases militaires ; avec des zones de replis et de repos pour les combattants , ainsi qu’une capitale proclamĂ©e : Ragga , dont on ne sait finalement pas si y sont vraiment planifiĂ©s les combats de cette armĂ©es, comme celle-ci , Ă  l’instar des armĂ©es de NapolĂ©on ne semble avoir ni avant , ni arrière mais une sorte de ravitaillement central Ă  chaque bataillon armĂ© capable de se transformer en front avant ou front arrière selon le cĂ´tĂ© par oĂą il est attaquĂ© : le risque d’une telle stratĂ©gie d’attaque dans la direction de tous les points cardinaux Ă©tant Ă  terme l’Ă©puisement en soldats en cas d’enlisement  Ă  l’est et l’ouest et le dĂ©faut logistique si conjointement Ă  l’enlisement se mĂŞle le bombardement aĂ©rien des routes d’approvisionnements.

Il apparait donc comme une Ă©vidence si l’Etat Islamique devait rĂ©sister Ă  la guerre que veut lui mener la coalition internationale, que cette armĂ©e jouit de soutient logistique insoupçonnĂ©s dont il s’agirait ,alors, de dĂ©terminer l’origine. En la matière un site internet est Ă  mentionner qui avance des hypothèses si elles Ă©taient vĂ©rifiĂ©s dont les Etats-Unis auraient Ă  rĂ©pondre un jour oĂą l’autre. En effet, le site global research ( en français : mondialisation.fr) dont les articles internationaux gĂ©nĂ©ralement forts intĂ©ressants mĂŞme si « lĂ©gèrement » anti-amĂ©ricain en particulier , avance d’une part que ces mouvements djihadistes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă  un moment au moins et pour l’acheminement de leur combattants sur le territoire syriens de la logistique aĂ©rienne amĂ©ricaine, pour ce qui est des combattants venus de Libye en tous cas. D’autre part, que selon les rĂ©vĂ©lations d’un reportage allemand rĂ©cent montrant des colonnes de cinquantaines de camions traversant la frontière turc pour une destination inconnue en Syrie, que la route qu’ils empruntent semble indiquer que leur provenance serait la base amĂ©ricaine d’Incirlik elle-mĂŞme. Certes moi qui rĂ©clamait que cette base serve Ă  contre-carrer l’aviation de Bachar el Hassad ( voir lettre ouverte Ă  Hollande de l’Ă©poque) , je n’en demandais pas tant. Mais voyez-vous que cela puisse ĂŞtre le facteur dĂ©clencheur de la première phase de la 3ème guerre mondiale me rĂ©vulse. Car Dieu sait ce qui peut arriver si pour survivre l’Etat-Islamique rĂ©ussit Ă  se doter de sytsème anti-aĂ©rien aussi performant que les S400 et S500  que la Russie a dĂ©jĂ  vendus Ă  la Chine par ailleurs … La rivalitĂ© multipolaire des gĂ©ants du monde donnerait naissance Ă  un nouvel empire islamique anti-dĂ©mocratique , quand les printemps arabes avaient annoncĂ©s la naissance d’une conscience collective musulmane caractĂ©risĂ©e par sa jeunesse et ses espoirs de crĂ©er un nouveau monde Ă  travers l’instauration de nouvelles DĂ©mocraties …

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Dossier artistique : l’ETHNO-SURREALISME

D’André Breton, à Salvador Dali, en passant par Marcel Duchamp, les surréalistes sont mes prédécesseurs sur les chemins de création que j’explore depuis plus de Vingt ans. Du surréalisme, j’ai hérité le goût de plonger dans la civilisation africaine, à laquelle m’enracinent mes origines malgaches. N’étant jamais retourné à Madagascar depuis ma naissance, mon propos sur l’Afrique ne pouvait qu’épouser la démarche surréaliste, comme il épouse les limites d’un rêve éveillé.

Le rêve d’une conscience qui placerait l’ Humain au cœur d’une forêt de symboles directement reliés aux signes de l’Univers. Le rêve d’une Humanité, une et indivisible, détentrice d’un savoir ésotérique que l’on retrouve universellement chez toutes les civilisations primordiales.

Depuis 1997, date de la remise du prix « jeune crĂ©ateur » pour ma participation au VIIème salon d’arts plastiques de Dreux, rĂ©compensĂ© alors pour le tableau ici prĂ©senté : « la marche vers le soleil » ; il s’est agi de rendre compte d’un maximum de peuples premiers, en un dĂ©tour mystique et ethnographique qui compose, depuis, l’ETHNO-SURREALISME dont je suis le reprĂ©sentant.

L’ETHNO-SURREALISME permet de procéder à des décalages des repères bibliques et mythologiques occidentaux grâce à la mise en avant des symboles primitifs et ancestraux, et à l’abondance de références à d’autres civilisations : ainsi dans « l’Allégorie du secret du pouvoir de l’Ecriture », tableau de 100 x 120 cm, des années 90, la question du rapport des intellectuels au pouvoir, et de leur usage de l’Ecriture dans leurs combats – est transférée dans un contexte égyptien et africain , où la question est explorée dans l’allégorie représentée ( Prix des artistes au salon afro-caribéen de Grigny en 2008 )

Autre toile reprĂ©sentative de mon travail en l’an 2000 : « Eve, CaĂŻn et les esclaves », peinture Ă  l’huile sur toile de 200×150 cm, qui prĂ©sente Eve et ses enfants sur un trĂ´ne portĂ© par des esclaves devant la mer.

« Les penseurs », huile sur toile ( 120×120 cm), encadrĂ© de moulages de dents , fait partie de cette sĂ©rie de « TABLOBJET » ( tableau + OBJETS) que je prĂ©sente sur mon site http://patrick_rako.nuxit.net depuis 2006 . Ou quand l’ETHNO-SURREALISME consiste aussi Ă  provoquer des collisions non plus linguistiques au sein de l’image, mais Ă©galement des collisions culturelles, vectrices de sens ou de non-sens, en mettant en scène l’antithèse de l’homme moderne : l’homme primitif aux prises avec des objets rĂ©els issus de la consommation de masse, par un jeu d’association entre objet rĂ©el, image peinte et titre Ă©vocateur.

L’EAU est un Ă©lĂ©ment que j’aime Ă  reprĂ©senter dans mon travail plastique, mĂŞme si ici avec : « les Trois grâces », grand tableau Ă  l’huile sur toile de 100×170 cm, est plutĂ´t Ă©voquĂ© l’aspect commercial de l’eau buvable sous forme de sodas ou de boissons alcoolisĂ©es.

« Totem » est un objet peint en relation avec l’ EAU : une planche de surf.

Voici pour finir les tableaux primés en 2013 pour le concours « Chorum et handicape » : « Adam le chaman », encadré de briquets qui mêle les éléments : l’EAU et le FEU, l’EAU et la TERRE.

« Vison d’EVE » encadré de cannettes, restitue une Eve dubitative entre la source originelle d’une EAU créatrice, et la réalité contemporaine d’une eau désacralisée.

Autre tableau ayant reçu le « prix coup de cœur Chorum 2013 » : « Paradis du peuple primitif façon art brut » :

Presentation du tableau : «  LA FAMILLE DE NOE »

Peinture Ă  l’huile sur toile de 74×150 cm rĂ©alisĂ© en 2013 :

Fidèle à ma démarche ETHNO-SURREALISTE, je n’ai pas choisi, pour ma première participation au prix de la fondation François Schneider, de sonder la matière liquide en rendant compte de ses différentes couches possibles et imaginables, grâce à une géométrie fractale que permet tout travail plastique. Il m’est apparu, compte tenu du sujet, qu’une création reposant sur une approche géométrique et un travail au pinceau et à la peinture à l’huile cherchant à rendre compte de l’équilibre entre les 4 éléments, à travers la représentation de la famille de NOE, servirait une approche transversale et épistémologique de l’EAU.

La descendance de NOE comme la notre est concernée par l’EAU ; Mais pour NOE L’EAU n’est pas que source de vie, c’est l’eau de pluie ruisselante, une eau furieuse et sans discontinu, l’eau des eaux profondes de la mer, l’eau qui amène le déluge à laquelle il est associé. Aussi, en privilégiant un panorama offrant trois points de vue : celui de la femme de NOE, celui de NOE, et celui de ses deux autres fils, j’ai procédé à un découpage géométrique de l’image qui visait à sensibiliser le spectateur à trois états de l’EAU, où trois façons de l’envisager : L’EAU du Déluge englobant aussi bien l’aspect MATRICIEL de l’EAU, que sa dimension ORDALIQUE, situant l’EAU comme source de vie à l’approche de son caractère INCONSCIENT ou ouvrant sur la SAGESSE.

La première partie du tableau : la partie gauche rend compte de ce que le fondement de l’univers est un océan dont l’eau est d’essence divine comme l’eau est « mère » et « matrice ». Aussi est-ce par elle que se manifeste le transcendant. Et la femme de NOE est ici la version féminine, sensuelle et maternelle de l’eau. Le thème de la mère à l’enfant étant ce par quoi l’eau se montre comme l’élément de l’AMOUR et de l’UNION , dont le soleil en contre-jour en appelle  comme à la céleste toute puissance de cette eau originelle qui s’écoule dans les artères des descendants d’ADAM , et, participe de nos sensations, envahit notre conscience pendant la nuit, pour nous assaillir des fulgurances oniriques des êtres magiques qui la peuplent : eau originelle invisible, d’une mer qui retire sa jupe à la dentelle d’écume pour nous laisser, le matin, en prise avec l’eau de nos pensées dessalées de songes matriciels.

Autre aspect de l’eau : au centre du tableau, NOE, d’un geste invite le spectateur , seulement son geste est contredit par son visage fermé presque en colère, rappelant que la mer elle-même est agitée, que le ciel est chargé de gros et épais nuages, le patriarche – de par sa coiffe rouge et sa pipe qui évoquent l’élément qui conduit à l’ébullition de l’eau : le FEU – nous conduit sur la piste de l’EAU dévoratrice comme les flammes liquides d’un Océan Rédempteur dont le ventre ruisselant avalera les pêchers des hommes pour les purifier dans une mort régénératrice des forces vives non dévoyées qui peuvent toujours jaillir d’une nouvelle humanité, que l’ORDALIE par l’eau doit faire advenir. Le geste de NOE, et ainsi de celui de tous patriarches, nous met en garde, non contre les excès de l’eau, mais face aux excès de l’Homme dont dépendent les excès de l’eau.

Dernière partie : les deux autres fils de NOE, peut-être SEM et JAPHET, que leur mère semble appeler de l’autre côté, sont occupés à regarder quelque chose que le tableau ne montre pas. Du doigt, ils pointent un AILLEURS INCONNU. Celui de la symbiose de l’EAU et de l’AME. Comme si le liquide à la transparence éternelle jouissait d’une constitution en corrélation secrète avec la consistance de l’âme et le fleuve inconscient qui l’abreuve, où se rejoignent tous les inconscients de tous les esprits passés, présents et futurs, en un point immatériel , réel et symbolique à la fois, par où s’écoule jusqu’à notre RAISON   l’eau du Savoir, l’eau de la Connaissance, l’eau de la Prophétie et l’eau de la Poésie. Ces eaux formant le corps liquide mystérieux qu’est la SAGESSE qui abonderait jusqu’à notre conscience telle une Lumière, si cette sorte d’eau dont elle est composée, pouvait ne pas être par la profondeur abyssale de sa source , un MYSTERE qui abreuve la Conscience, mais, dont la Lumière de la Conscience Humaine ne réussit pas à pénétrer les entrailles…

 

L ‘ automne a dĂ©butĂ© par un temps un peu plus froid , dans les rues de Paris , et dĂ©jĂ  , la ville lumière se vĂŞt des couleurs que les peintres et artistes internationaux impriment dans les salons et les sites prestigieux que les connaisseurs traverseront de leur pas avertis et pressĂ©s de collectionneur : la Foire Internationale d’Art Contemporain vient d’ouvrir aujourd’hui , tout juste prĂ©cĂ©dĂ©e par le  » salon d’automne » des peintres et sculpteurs dont beaucoup se retrouveront au « salon des indĂ©pendants » quelques mois plus tard.

La cuvĂ©e du salon d’automne est bonne , d’un niveau, pour ce qui concerne l’art figuratif, qui n’est ni en reste, ni depuis quelques annĂ©es aussi plein d’excellents peintres que sur ce dernier salon : est-ce la crise , laquelle incite les peintres figuratifs Ă  se surpasser ? , est-ce le signe d’une sorte d’enterrement de l’art abstrait et de renouveau du flamboyant art dit figuratif, qui sait ?

Certaines fois, devant ma toile, je me dis , pour ma part, qu’il n’est pas question de faire n’importe quoi, et de peindre des croutes faciles Ă  rĂ©aliser qui feraient le repas (certes frugale) d’amateurs , ainsi abusĂ©s : d’abord comme je ne connais pas d’acheteur de mes crĂ©ations, ensuite puisque le cynisme me manque pour tenter de telles escroqueries , et parce que fondamentalement je souhaite offrir , dans la perspective lointaine d’une exposition rĂ©trospective future, la preuve qu’il est possible de peindre finement ,vite, longtemps, soit durant toute une vie de peintre, et en cherchant Ă  se renouveler sans cesse, nourri de toute part qu’on peut l’ĂŞtre par le travail des autres peintres bien sĂ»r , et par tout support qui vĂ©hicule une image : ce en poursuivant l’Ă©laboration d’un thème unique : ce que je nomme maintenant  » l’ETHNO-SURREALISME  » ou le surrĂ©alisme africain.

Voici donc rassemblĂ©es les crĂ©ations rĂ©centes aux quelles je me suis attachĂ© Ă  donner et une forme et un style particulier. Parmi elles « le meurtre d’Abel » est celle qui m’aura causĂ©e le moins de souci technique , tant  le nombre de sĂ©ances qu’elle nĂ©cessita , deux au bas mots, fut ridiculement rapide.

 » Abel et CaĂŻn » , qui suit, est peut-ĂŞtre significatif d’une nouvelle tendance dans mon travail, d’un plus grand attachement Ă  l’art contemporain, en ce que le tableau, non fini, Ă  cette heure, est Ă©maillĂ© de tentatives de concilier abstraction et rĂ©alisme, art contemporain et moderne … etc , et que je n’en finis plus d’ĂŞtre surpris par les formes vers lesquelles s’acheminent mes crĂ©ations, doucement, lentement, mais certainement aussi….

Voici également non finie, mais donnant une bonne idée de la gageure que représente ce tableau, la partie gauche de celui-ci :

enfin une vue d’ensemble :

 

Autre tableau, autre mĂ©dium, Ă  l’encre cette fois, et sur ces supports improbables que j’ai l’habitude d’employer : un panneau de bois ayant servi de fond de canapĂ©, sur lequel une profusion de sujets s’entre mĂŞlent pour rendre compte de  » la venue d’un prophète » dont voici la partie gauche .

Toute Ă©galement digne du SURREALISME mystique et onirique , la partie droite met en lumière la rencontre du chef de clan, effarĂ© ou effrayĂ© par ce que l’Ă©missaire du prophète   lui suggère, tandis que ce dernier , sans que ceci soit finalement explicite , est aurĂ©olĂ© et par une aura matĂ©rialisĂ©e sous forme de lion, et comme entourĂ© par les visions qui forment la substance mĂŞme de son rĂ©cit.

 

Dans  » la vision d’Eve » , les canettes de soda, bien rĂ©elles , viennent brouiller la reprĂ©sentation en introduisant un objet de consommation de masse. L’opposition entre objet et image y est accentuĂ© par le geste d’Eve dont le doigt semble viser une rĂ©alitĂ© qui Ă©chappe Ă  son monde pour Ă©nigmatiquement dĂ©signer un ailleurs que sa conscience semble rĂ©ussir Ă  sentir.

 

Suivant l’idĂ©e d’une sorte de mĂ©taphore de la douleur d’un père frappĂ© par l’annonce de la mort de son fils dont le paysage aride, rouge, immense , fait de falaise et de sable, cherche Ă  restituer la profondeur abyssale ,  » la mort d’Abel » est construit sur l’opposition entre la posture intime d’une Eve tentant de consoler Adam, avec l’aspect rocailleux, inhospitalier de cette immense bĂ©ance dans le paysage.

Sujet et dĂ©cors moderne rares dans mon travail ,  » Aladin rĂŞve  » , sous titrĂ© : Laoucine rĂŞve Ă  la grande bouffe , montre mon atelier actuel dont le fourmillement des objets qui l’occupent accentue, me semble-t-il la mĂ©lancolie du personnage d’Aladin qu’Ă  priori on n’imagine pas perdu dans une piaule moderne , n’ayant pour le soutenir que la fièvre que lui procure son vin et la force de ses pensĂ©es.

 

ComposĂ© sur le modèle des scènes de plage ,  » la famille de Noé » tel qu’ainsi est devenu le titre dĂ©finitif, n’est pas si idyllique qu’il n’y parait : NoĂ© au premier plan d’un geste invite le spectateur , seulement son visage est fermĂ© presque en colère , alors que sa femme semble appeler ses deux autres fils de l’autre cĂ´tĂ© et que ceux-ci sont occupĂ©s Ă  regarder quelque chose que le tableau ne montre pas. Il n’y a pas de jeu de plage, la mer elle-mĂŞme  est agitĂ©e, le ciel est chargĂ© de gros et Ă©pais nuages : l’inquiĂ©tude domine dans une reprĂ©sentation, par ailleurs, assez douce au regard …

 

Vision panoramique de ce que je vois depuis la fenĂŞtre de mon atelier , le tableau  » vue de ma fenĂŞtre » ne cherche pas Ă  ĂŞtre rĂ©aliste. Il se compose aussi en trois partie diffĂ©rente , mais d’un point de vue optique situĂ©es sur le mĂŞme plan. La partie gauche, ici, montre le Boulogne des annĂ©es trente et se continu par un assemblage de briquets collĂ©s sur le support , dont les verticales rĂ©pĂ©tĂ©es des briquets semblent copier les verticales des immeubles.

La partie droite dévoile quant à elle les récents immeubles construits à Boulogne.

le tableau dans son ensemble cette fois :

 

Pour terminer cette rétrospective ETHNO-SURREALISTE ,  » Paradis du peuple primitif façon Art Brut  » encadré de ces bouteilles de coca-cola.