Livre d’Or

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??? ??? a écrit le 24 septembre 2006 à 21 h 16 min
« Je» frappe à la porte du diable… Et je m’ouvre la porte… Et c’est moi-même qui me reçois… J'ai dû faire confiance, un chant désenchanté… L'ivresse dans les mots, leurs contours éthyliques... Les mots bleus comme une arme, qui tuent pour le plaisir Avec cette façon de toucher l'incroyable, calqué sur l’invisible…. Ces fuites à l’imparfait, ces haltes temporaires, à mèches longues... longues.... Ces silences qui durent aux dernières répliques… Ces voix à rendre sourd que personne n’entend…. Personne d’autre que moi ! Le cri de mes pensées, comme le chant de l’eau… Le bien-fondé à mes délires, où tanguent tous les mots... "Je" qui vit dans un monde où les âmes sont lisses Où les bras sont trop courts Où voguent des bateaux qui se voudraient navires… L’allégorie rivée, au bout des sentiments Un monde qui se hisse Ou des fleurs factices Se moquent bien des mots "Je" pour un autre siècle... Où le rêve s’en va Au touché d’une voix Où suint'nt mille tendresses Où personne ne meurt Qu'on me frôle les doigts et c’est "Je"qui me frôle ! Et c'est "Je" qui s'écrit A ce point dévrillée la ligne sous le vers Enfin être étonné de ses rayonnements. Renouer à l’angoisse une langue sorcière. Ses monstres de suppliques A d'aimables tourments… L’empire des folies, dressé, plein dans la tête. Raisonnable miroir calibré d’ordinaire. Phases mêlées de cendre, drapeau noir et fusils… Que mes larmes soient belles ! Et qui aime les suive Fières du sang de l’autre, au calice des mots.
Merci de patienter...